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(joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo

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MessageSujet: (joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo Sam 23 Mai - 10:07


Je traînais dans le Parc, toute seule, Maxence ayant été invité à l'anniversaire d'un de ses copains d'école. J'aurais pu rester, discuter avec les autres parents... Mais qu'est-ce que j'avais à leur dire ? Au mieux ils pensaient que j'étais trop jeune pour savoir m'occuper d'un enfant correctement, au pire ils pensaient que j'étais une traînée qui s'était fait engrosser bien trop jeune et qui avait du mal à assumer son gosse. Ils avaient tous l'âge d'être mes propres parents, et je ne voyais pas quoi raconter à ces gens avides de détails, gênants pour leurs propres enfants.
C'est comme ça que je me suis retrouvée à me balader, les mains dans les poches de ma veste à capuche, inquiète, comme toujours, à l'idée de laisser Max s'amuser tout seul, sans pouvoir rien faire, si jamais ses émotions prennent un peu trop le dessus. Et si, ses yeux s'allumaient et que quelqu'un le remarquait ? Et s'il se faisait mettre de côté parce qu'il est un peu trop bizarre ? Je sortis un paquet de cigarettes de ma poche, et en glissais une entre mes lèvres, avant de l'allumer, plaçant mes mains devant l'embout, afin de protéger la flamme de la légère brise. Je rangeai le briquet dans ma poche et tirai une bouffée de « poison » comme dirait mon adorable petit panda. L'autre jour, il est venu me voir, les sourcils froncés, en me disant que sa maîtresse lui avait dit qu'il y avait pleins de mauvais produits dans une cigarette. Il m'a aussi demandé pourquoi je fumais quand même si je le savais.
Mais je ne peux pas lui dire que c'est parce que je m'inquiète pour lui, parce qu'il me dira certainement que comme il est un super super-héros, il gère tout comme un grand. Sauf que moi, je sais que c'est parfois difficile de gérer tout le maelström de sentiments d'émotions. Même pour moi, alors que maintenant, j'ai une ancre. Parfois je dois me rattraper, alors que je me laisse envahir. Ce qu'il ne faut jamais faire. Entre les humains, les Chasseurs, et tous ceux qui peuvent nous vouloir du mal, nous ne devons pas laisser nos renards prendre le dessus. Jamais. Sinon, Dieu sait ce qu'il pourrait advenir de nous. Et étant donné que moi, la colère est le principal facteur déclencheur, j'ai toujours peur de devenir dangereuse et de blesser/mordre/tuer quelqu'un. L'image de Nate agonisant est toujours gravée dans mon esprit.

Je vois un sweat à capuche, plus loin. Non, en effet, penser reconnaître quelqu'un avec ce genre d'attribut est rarement suffisant. Mais c'est toujours ce genre d'indices qui me met sur la voie. Je plisse les yeux et tente de capter son odeur à travers les autres, tandis que mon cœur -ce malade mental- s'agite légèrement. Ce n'est vraiment, vraiment pas le moment. Mais l'odeur des crêpes, près de moi est plus forte que celle des passants et je n'ai plus qu'à me diriger vers ma cible, que j'ai repérée. Je marche un peu vite.
C'est Theo.

Il transpire la confiance en lui. Je ne lui reconnais pas ce genre de comportement. Il est plutôt du genre à douter. C'est nouveau et c'est assez dérangeant comme idée. Mais je mens. De toute manière, il n'est pas capable d'entendre les battements de mon cœur, qui s'accélèrent quand je lui souris. J'aurais dû avoir les sourcils froncé et l'attaquer de front. Mais il va falloir utiliser la ruse pour pouvoir comprendre ce qui est à l'origine de ce changement. C'est le Renard en moi qui parle et qui m'évite de me retrouver avec des incidents sur les bras.
« Salut Theo ! »
Je lui fais la bise, et, au contact de la peau douce et lisse de sa joue, mon cœur s'accélère pour une autre raison qu'un simple mensonge. Yep. Heureusement qu'il n'est qu'un humain, parce que sinon, ça craindrait légèrement plus. Et je n'ai pas envie de devoir expliquer pourquoi. Définitivement pas. L'odeur de son assurance est presque agressive. Ma Renarde ne l'aime pas, mais alors pas du tout, comme s'il était soudainement devenu présomptueux. Et si les Renards sont le parfait croisement entre chats et loups, ce n'est pas pour autant qu'ils aiment les gens présomptueux.
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MessageSujet: Re: (joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo Dim 24 Mai - 0:06

Capuche sur la tête malgré le beau temps, les mains dans les poches, les pieds qui trainent, je marche lentement dans le parc, shootant dans quelques cailloux en même temps. La tête haute, je regarde les gens qui se baladent, les élèves du lycée qui sont en week-end, les chiens qui sont aux pieds de leur maitres ou qui se baladent allant pisser sur des poteaux ou près des poubelles. Quelque chose à changé dans mon allure, quelque chose qui n’existait pas avant et qui n’avait jamais existé, encore moins depuis la mort de ma mère. La confiance. J’étais beaucoup plus confiant qu’autrefois, et pourquoi ? Grace à Sam. On se voyait relativement souvent ces derniers temps, je découvrais une facette de lui que je n’avais jamais connu. Il m’a fait essayer quelques hallucinogènes, les pets, d’ailleurs, je venais d’en fumer un, enfin, plutôt ce matin. Je devais avoir une gueule de déterré, mais ça m’avait boosté. J’étais en forme et j’avais hâte de revoir Sam pour qu’il puisse me montrer d’autres trucs. Je ne savais pas encore quoi, mais apparemment, c’était cool, et y’avait de l’adrénaline. Pourquoi je faisais ça ? J’en sais plus trop rien. Sam, je lui fais confiance, et je vois plus mon père, il fait encore moins gaffe à moi, il ne voit même pas que je suis complètement shooté en rentrant à la maison, ou que je pu la clope. Il est trop occupé à s’occuper d’Annabelle. Cette dernière, elle voit très bien ce qu’il m’arrive, elle me voit très bien le soir remonter dans ma chambre avec les poches remplies, le regard vide et un parfum nouveau : la clope. La clope à en devenir allergique. Personnellement, ça me fait rien. Je fume parce que ça me tente, pas parce que je suis accroc. Je pourrais m’en passer, je pourrais ne rien fumer, ça serait la même chose. M’enfin, Annabelle me voit rentrer tous les soirs, sans trop savoir quoi faire. Elle n’en parle pas à Papa, et même si elle lui en parlait, il ne ferait sans doute rien. C’est mon problème, et de toute manière, même s’il s’en plaignait et me faisait chier avec ça, je ne l’écouterais pas. Je l’ai trop longtemps écouté pour rien, sans aucune reconnaissance. Maintenant, il me laisse faire ce qu’il veut, en plus, je ne dépens plus de lui, si je voulais je pourrais me casser de la baraque ; et c’est limite ce que je fais déjà tous les jours.

Au loin, je vois arriver quelqu’un. Une silhouette, qui me rappelle vaguement une personne, des cheveux bruns et bouclés, une petite miss, plus petite que moi en tout cas, veste en jean, pantalon noir. Elle se rapproche, je plisse les yeux, la tête toujours haute, je marche toujours en sa direction, d’un pas toujours sûre de lui. Thésée. Mon cœur s’accélère. Thésée. Manquait plus qu’elle, manquait plus que la fille que j’avais aidé il y a quelques mois à se calmer et à assumer la morsure qu’elle avait faite à un gosse, Max, ce gosse, j’ai souvent été son baby-sitter durant ces quelques mois, quand Thésée ne pouvait pas venir. Thésée, elle est importante pour moi. Autant qu’Athéna, autant qu’Alice. Mais elle à quelque chose en plus, quelque chose en elle qui fait battre mon cœur trop fort dans ma poitrine quand je l’aperçois,  quand je croise son regard, quand ma peau touche la sienne, quand elle me souri. Quelque chose qui me rend faible, encore plus que je ne le suis déjà, encore plus que je ne l’ai toujours été. On –Sam- m’a dit de chasser de son esprit toutes faiblesses. Je devais chasser Thésée de mon esprit. Je devais l’ignorer, peut-être… Mais comment ? Comment faire pour ignorer son odeur, comme faire pour ignorer son regard, ses yeux, son rire ? Elle se rapproche. Theo, calme-toi. Mon cœur s’accélère. Theo, calme-toi. Je retiens ma respiration. PUTAIN THEODORE RESSAISIS TOI ! Mon pou baisse, jusqu’à redevenir normal. Elle arrive, elle me fait la bise. Je me contrôle, j’essaye. Cet organe qu’on ne peut pas contrôler accélère un peu. Pas assez pour remarquer la différence… Quoique avec ses dons. « Salut Theo ! » me dit-elle. Sa voix, douce avec un petit grain rauque, légèrement aiguë… Je serre la mâchoire. Rien que d’entendre sa voix, je craque. Elle met tout mon corp en arrêt, sans défense, sans reflexes. Je croise son regard, l’évite aussitôt. Scrute son front. Oui, on peut croire que je la regarde, mais en fait non, je ne la regarde pas. Mon cœur ralenti. Un front, ça n’a rien de particulier un front. Je me décide à répondre « Salut Thésée. Qu’est-ce que tu fais là ? Max ne devait pas aller à un anniversaire ? » Max. Ce petit bout de chou que j’ai dû garder plusieurs soirs, la dernière fois, il était très emballé par cet anniversaire. Me décrivant son ami, ce qu’il lui prendrait comme cadeau, depuis combien de temps il le connait, m’annonçant aussi les autres amis qui seront à la fête, les décrivant à leur tour… J’adorais ce gosse. Il m’éclatait, chaque fois que je voyais sa frimousse blonde, je craquais. Mais il n’était pas comme une faiblesse, lui.


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MessageSujet: Re: (joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo Dim 24 Mai - 10:36


Il y a autre chose finalement. Autre chose que l'odeur de son assurance. Un mélange toxique d'odeurs dont je n'arrive pas à trouver le nom. Mais je retrouve néanmoins son parfum initial parmi celles-ci, ce qui me rassure. En partie. Son coeur a quelques ratés, je l'entends. Il accélère, ralentit, accélère légèrement. Theo évite mon regard, il est fixé à peine plus haut, certainement sur mon front. Je préférerai qu'il ait ses yeux bien ancrés dans les miens. Je pense que je le vivrais mieux. Je pense que ça me rassurerait.
« Salut Thésée. Qu’est-ce que tu fais là ? Max ne devait pas aller à un anniversaire ? »
Theo est donc à l'écoute de Max quand il lui parle. Je sais que la dernière fois qu'il s'est occupé de lui, on venait tout juste de recevoir le carton d'invitation. Il lui en avait certainement parlé de long en large, après lui avoir raconté sa journée d'école. Je pensais qu'il ferait comme certains parents, qu'il ferait semblant d'écouter, pour ne pas le vexer. J'aurais tout à fait compris. C'est parfois dur de suivre les divagations d'un enfant de quatre ans, surtout lorsqu'il n'a pas le vocabulaire nécessaire et qu'il se trompe de mot pour expliquer quelque chose. Mais ce qui me surprend le plus, c'est qu'il a retenu la date. Comme quoi, il fait bien plus attention à lui qu'un simple babysitter, un inconnu que j'aurais engagé suite à une petite annonce à la boulangerie du coin.
« Il y est et il s'amuse. Il m'a promis de garder son identité secrète, secrète. Et de faire attention. Et d'aller boire quelque chose s'il commence à s'énerver. Je suis partie, parce que je sentais le regard des parents des autres gosses dans mon dos, et c'était assez insupportable. Je vais retourner le chercher quand ce sera terminé. »
Je souris. Je n'ai rien à voir avec les parents des autres enfants, c'est un fait. Ils sont tous adultes, en admiration devant leurs enfants, et se montrent tous des photos de leurs marmots sur leurs téléphones, ou via les réseaux sociaux. J'aime Max à la fois comme mon fils et à la fois comme un petit frère. Je me glisse aux côtés de Theo et glisse ma main dans la sienne, sans réfléchir, habituée à ce genre de gestes à demi-esquissés. J'en ai certainement trop pris l'habitude ces derniers temps. Je l'aime, ça c'est sûr. Je reconnais le fourmillement constant dans ma cage thoracique. Les moments où mon coeur semble être en suspens et oublier comment on fonctionne.

J'ai désormais sa fragrance en plein nez. Et j'arrive de mieux en mieux à la disséquer. A mettre de côté l'odeur de la lessive, deux odeurs que je dois encore reconnaître et son odeur naturelle. Pour le premier parfum inconnu, il ne me faut pas beaucoup de temps. Il pue la clope. Je ne l'ai jamais vu fumer. Jamais. C'était plutôt lui qui était là, à mes côtés, à essayer de me rassurer et de me dire que tout va bien et que tout a bien se passer lorsqu'il me voyait fumer. Et l'autre... L'autre réveille des souvenirs. Ce moment, après la mort de Nate, où j'ai commencé à faire quelques conneries. Rien de vraiment dangereux pour les autres. Pas de vol, pas d'agression. Non, je faisais juste le mur pour aller en soirée. C'est là que j'ai commencé à fumer. J'ai aussi essayé deux-trois trucs pas très légaux. Mais j'ai rapidement arrêté. J'ai tenu quelque chose comme huit mois. Et puis on m'a changé de famille. J'étais pas accro, puisque mon corps se guérissait tout seul. Il n'y avait aucune substance faite uniquement pour les garous. Juste des trucs purement humains. Et puis, j'ai changé de famille. Celle là était bien trop loin de là où je passais mes soirées, alors j'ai arrêté. Je me suis contentée d'acheter des clopes, pour les moments où j'allais pas bien, où je me sentais déprimée et prête à tout envoyer en l'air. Ces moments, en général précédé d'un cauchemar sur la mort de Nate.
Il n'empêche que je reconnais cette deuxième odeur sur lui, et qu'elle ne me plaît pas du tout. J'ai toujours vu Theo comme un modèle de droiture. Un homme bien, stable, du style à offrir un toit si un jour tu te retrouves à la rue pour X raisons. Pas du style à faire ce genre de conneries. Je lâche sa main et plante mon regard dans le sien.

« Depuis quand tu fumes, toi ? Et je te parle pas que des clopes. »
Je fronce les sourcils. Ca ne lui ressemble pas. Et associé à cette nouvelle assurance je ne peux qu'envisager le pire. Je refuse que Max découvre un tel monde. Il en sait déjà bien trop sur la cigarette à mon goût. Et puis Theo connaît certaines choses, déjà. Il sait que j'ai moi aussi essayé ces conneries, et je lui ai dit que ça n'avait rien de plaisant. Que j'avais vu deux-trois camés déjà, et que, franchement, si je n'avais pas su que j'avais mes capacités de guérison, j'aurais tout fait pour arrêter.
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MessageSujet: Re: (joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo Mar 26 Mai - 19:44

Elle avait semblée surprise que je me souvienne de l’anniversaire auquel le petit bout de chou était invité. C’est sur que normalement, on s’en fout un peu de ce que les gosses nous racontent, ils ont un débit oral tellement important que ça en devient exaspérant. Mais Max c’était pas comme un simple gamin que je gardais –je dis c’était parce que… parce que ça allait sans aucun doute changer après aujourd’hui, depuis quelques jours même-. Je m’étais vraiment pris d’affection pour ce jeune renard, autant que pour sa mère adoptive. J’étais presque devenu de la famille maintenant, si on peut le dire, et donc Maxence n’était en aucun cas un simple gosse de Weird Falls. C’était le "gamin" de Thésée, il en était d’autant plus important pour moi d’y faire attention, autant qu’à ma sœur. « Il y est et il s'amuse. Il m'a promis de garder son identité secrète, secrète. » Je me mordis la langue. Le petit était un renard, depuis moins d’un an, et il avait encore du mal à se contrôler. C’était la raison principale du pourquoi la belle brune voulait rester à chaque fois qu’ils étaient en public : elle avait toujours peur qu’il perde le contrôle et se transforme devant tout le monde, et voir blesse quelqu’un. J’avais au plus souvent tenter de la rassurer sur ce fait, c’était encore un bébé, il ne ferait rien mise à part quelques griffures de chaton. « Et de faire attention. Et d'aller boire quelque chose s'il commence à s'énerver. Je suis partie, parce que je sentais le regard des parents des autres gosses dans mon dos, et c'était assez insupportable. Je vais retourner le chercher quand ce sera terminé. » Je me mordis une énième fois la langue, plus fort encore cette fois-ci. Je devais me retenir. Ne pas la prendre dans mes bras. Ne pas la rassurer comme les autres fois. Ne pas céder. Elle me sourit. Putain, ce sourire. C’était mal, ce que je faisais. Je la faisais attendre, je la faisais espérer. Elle voulait que je la prenne dans mes bras, ce sourire, ce regard, il voulait tout dire, je le connaissais par cœur. Mais non. C’était ma faiblesse, je ne devais plus avoir de faiblesse, je ne devais plus être un bon à rien, je devais changer, ne plus être le Farraway cool, toujours là pour aider les autres, un peu stressé –beaucoup stressé- mais qui s’occupe des autres avant de lui-même. Je devais être un peu égoïste, pour une fois : J’avais des problèmes, je devais les régler, au lieu d’aider les autres, une énième fois. Je vois Thésée se rapprocher de moi puis me saisir la main. Putain, il manquait plus que ça. Vraiment, elle a quoi aujourd’hui, à s’incruster comme ça ? Comme si elle avait su, pertinemment, qu’aujourd’hui, elle était la dernière personne que je voulais voir. Je n’arrivais plus à bouger, je n’arrivais plus à respirer. J’avais envie de le prendre contre moi, vraiment. Nos étreintes me manquait, mais merde quoi ! Je vais pas encore le répéter ! Elle devait sortir de ma vie. C’était la seule manière que j’avais pour pouvoir régler mes problèmes entièrement... Mais merde que son odeur me montait à la tête. Je n’osais plus rien faire, plus bouger, et je n’avais pas la force de retirer ma main de la sienne. Même si une voix, une voix qui ressemblait à celle de Sam, me conseillait de le faire, je n’y arrivais pas.  
Elle lâcha soudain ma main, avant de se tourner vers moi. Dieu merci, elle l’avait fait, et je n’avais pas eu besoin de m’en charger. Je n’aurais pas pu tenir plus longtemps. Sauf que son regard n’annonçai rien, mais alors rien de bon DU TOUT ! « Depuis quand tu fumes, toi ? Et je te parle pas que des clopes. » son regard était dur, et elle fronçai les sourcils. Bon, pour qu’elle m’en veuille, je n’avais pas eu besoin de lui lancer un truc méchant, fumer suffisait. Et puis… Mais de quoi elle se mêlait maintenant ? Elle arrive comme ça, pépère, alors que j’ai pas envie particulièrement de la voir, et elle m’engueule et me reproche d’avoir touché à autre chose que des clopes. Elle s’est pas vue, il y a quelques années ? Elle m’avait parlée de tous ça, de ses quelques mois à toucher à ces quelques substances illégales. Avant de critiquer le fait que je l’ai fait, qu’elle essaye de se demander pourquoi, elle l’avait fait elle aussi. Même si elle le savait, et elle me l’avait expliqué. Mais merde quoi ! Je reculais de quelques pas, réajustant ma capuche avant de lui lancer un regard qui lançait presque autant d’éclaire que les siens vers moi « De quoi tu te mêle ? Est-ce que ça te concerne que je fume des clopes ou d’autres trucs ? C’est qui, qui me parle déjà ? Ah oui, c’est vrai, celle qui pendant quelques mois a pas arrêter d’y toucher. » Je plongeai mes mains dans mes poches ventrales –aucune idée de si ça se prononce, mais les poches des sweat, elles ont bien des noms, nan ?- tout en gardant mon regard ancré dans le sien cette fois-ci, avant de poursuivre, d’un ton sec « Regarde un peu c’que t’as fais avant d’t’occuper de c’que font les autres, je pense que ça sera mieux pour tout le monde. » Ça commençait. Il fallait bien que ça arrive. Il fallait bien que je la rembarre, histoire de la faire partir, la faire quitter ma vie cette fois-ci. Et la meilleure manière de le faire, c’était en touchant son cœur. En touchant son affection pour moi.

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MessageSujet: Re: (joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo Mer 27 Mai - 12:09


Il se fige quand je glisse ma main dans la sienne. Ca ne présage rien de bon. Jamais il n'a réagi d'une telle façon. Au pire il regardait son regard bloqué dans l'horizon. Au mieux c'était lui qui commençait le geste. Ou bien je me retrouvais avec un baiser au coin des lèvres. Mais il ne respire même pas. Associé à cette odeur nouvelle, j'ai peur. Et il prononce des mots. Des mots qui ouvrent des blessures en moi, dans tout mon esprit.
« De quoi tu te mêle ? Est-ce que ça te concerne que je fume des clopes ou d’autres trucs ? C’est qui, qui me parle déjà ? Ah oui, c’est vrai, celle qui pendant quelques mois a pas arrêter d’y toucher. Regarde un peu c’que t’as fais avant d’t’occuper de c’que font les autres, je pense que ça sera mieux pour tout le monde. » 
La confiance. La confiance était quelque chose qui m'avait toujours fait défaut. La confiance,je ne l'avais pas souvent accordée. À Max, à Papa n°17. À Theo. À Theo plus qu'aux autres. Parce qu'il était là, parce qu'il était un soutien. Parce que je l'aimais aussi. Ouais. "Aimais". Il vient de trahir ma confiance. Ses mains sont enfoncées dans les poches de son sweat, comme s'il ne voulait plus avoir de contact. Je mets quelques temps à réaliser la force des propos qu'il tient. Cette confidence que je lui ai fait... Avant lui, personne n'a jamais su ce que j'ai fait pendant huit mois. Ses yeux sont ancrés dans les miens. Froids. Durs. Vrais. Je n'arrive pas à me focaliser sur les battements de son coeur. Non. Tout mon esprit est figé sur ses mots. Des mots qui font mal. Des mots qui appuient sur mon coeur. J'ai mal. J'ai mal. Je serre les poings. Il touche un point bien trop sensible. Il touche mon coeur. Il l'avait entre les mains et il l'écrase de toutes ses forces. Ma vision se trouble. Il n'a pas le droit. Pas le droit de toucher à ça. Pas le droit de m'attaquer en utilisant toutes les confidences que je lui ai fait. Pas le droit de trahir ma confiance. Je refuse de pleurer, mais je vois flou. Mes larmes sont là. Mes griffes entament la paume de mes mains. Le sang perle. Coule le long de mes doigts pliés. Se fraie un passage. Une première goutte s'échappe et tombe sur le sol. Vermeil. Je m'approche de lui. Mon regard se durcit au maximum.
« Je t'ai fait confiance. Je t'ai raconté mon histoire. Ainsi, tu sais que j'ai fait une erreur. Une chose atroce. J'ai commis un crime. J'avais besoin d'oublier ce que je faisais. Si j'ai fait ça, c'est aussi parce que je n'avais personne pour me soutenir. Toi, tu as des gens qui sont là pour toi. Il y a des gens qui t'aiment. Ton père -quoi que tu en dises, il sera là pour toi-, ta soeur, tes amis. Max. Tu es son super héros. Tu es son personnage de comics préféré. Tu es sa figure masculine de référence. Tu as moi. Tu es égoïste d'avoir choisi cette voie,Theo. Et l'égoïsme ne mène jamais à quelque chose de bon. »
Mon ton est dur. Ce n'est pas un air attendri. Je n'essaie pas de le consoler. Je lui montre à quel point ses actes sont injustifiés. Max adore Theo. Max le regarde toujours avec admiration. Il le regarde comme une petite fille allant à Disneyland pour la première fois et rencontrant Cendrillon. Theo regarde toujours Max avec affection. Je n'arrive pas à croire qu'il puisse soudainement être aussi sec. Je rajoute quelque chose. Il me fait mal ? Je lui rends ses coups. Même si au final, je me fait du mal à moi même en prononçant ces mots. Parce que je n'arrive pas à réaliser ce qu'ils vont signifier dans les mois qui suivront.
« Je ne veux plus j..j..jamais que tu approches Maxence. N..n..ni lui ni moi. Plus jamais. Ne n..n..nous adresse plus la parole. »
Les mots restent coincés et je bégaye. Comme quand j'étais enfant. Ce n'est pas pour autant que mon ton s'affaiblit, ce sont juste les consonnes qui ont du mal à traverser la frontière de mes lèvres. Je suis en colère, triste, désespérée et perdue. Je ne sais plus quoi faire. Ma Renarde lutte en moi. Je fais trois pas en avant. Je tire Theo par son sweat pour qu'il se ramène à ma hauteur. Mes lèvres s'écrasent violemment contre les siennes. J'ai besoin de ce baiser. Nos dents s'entrechoquent. Ma langue glisse contre les lèvres du jeune homme. Ma Renarde se réveille pleinement. Je me recule légèrement et vois mes yeux ambrés dans le reflet des siens. Son souffle caresse mon visage. Nous sommes encore très proches -physiquement.
« Ceci était notre premier et notre dernier baiser. Parce qu'à partir d'aujourd'hui, il n'y a plus de nous. »
Coeur saignant. Blessure ouverte.
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MessageSujet: Re: (joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo Mer 27 Mai - 14:35

Je voyais le visage de celle qui avait fait fondre mon cœur, tout mon être même, se décomposer. C’était dur. Vraiment. Je ne sais pas combien de fois je me le dis, mais c’est parce que ça l’était, plus que n’importe quelle autre chose. Je devais la laisser partir, je devais la faire me détester. Elle ne verrait plus un Theo identique à celui qu’elle avait connu il y a quelques mois dans cet hôpital, elle ne verrait plus qu’un Theo effacé, qui attend des nouvelles d’un gars dont il ne connait rien. C’était absurde. J’étais absurde. Toute cette histoire était absurde. Mais je voulais aller plus loin, je voulais qu’il m’aide à me démarquer de ma famille, je voulais qu’ils sachent que je n’étais plus bon à bouffer, que j’étais devenu quelqu’un, que j’étais maintenant plus fort qu’avant, que je n’étais plus ce putain de gosse trop gentil. Maintenant, tous ceux qui me connaissaient avant verraient un changement. Je n’étais plus le même. Ni maintenant, ni demain, ni dans une semaine, ni dans un mois, ni dans un an, ni dans dix ans… Ni jamais. Je changerais, j’avais changé et j’étais un autre Theo.
Je croise le regard embué de Thésée. Elle avait les larmes aux yeux. Ça se voyait, elle ne pouvait pas me cacher ça, pas à moi. Je respirais fort, je respirais mal, je n’arrivais pas à être bien, pour tout dire, j’étais au plus mal. Au plus mal pour elle, au plus mal pour ce que je lui faisais. Je voudrais lui dire de ne pas pleurer, que c’est pour elle que je fais ça, mais ça me ferait faiblir. Ça me ferait perdre ma crédibilité, je ne pouvais pas me le permettre… Même si j’avais cette envie, cette envie, qui devenait de plus en plus forte, à chaque secondes que je voyais les larmes se battre pour couler, et que je la voyais elle, lutter pour ne pas les laisser s’échapper. Elle se battait elle aussi, pour ne pas avoir l’air faible devant moi… sans doute… pour ne pas paraître touchée… ? Même si ça se voyait, ça se sentais, ça s’entendais… Je n’avais rien de spécial, je n’étais qu’un humain après tout, et pourtant je le voyais. Je voyais ses sentiments pour moi. Je sentais son besoin de m’avoir près d’elle. J’entendais son cri, son hurlement de douleur en ce moment même…
Son regard se durcit. Je baissais les yeux. Je baissais les yeux pour ne pas avoir à supporter son regard sur le mien. Mon regard descendit sur ses bras, sur ses poignets, sur ses mains… ses poings… serrés. Je serrai la mâchoire voyant ses poings se serrer encore, laissant des filets de sang trainer sur ses doigts fins. « Je t'ai fait confiance. Je t'ai raconté mon histoire. Ainsi, tu sais que j'ai fait une erreur. Une chose atroce. J'ai commis un crime. J'avais besoin d'oublier ce que je faisais. Si j'ai fait ça, c'est aussi parce que je n'avais personne pour me soutenir. Toi, tu as des gens qui sont là pour toi. Il y a des gens qui t'aiment. Ton père -quoi que tu en dises, il sera là pour toi-, ta sœur, tes amis. Max. Tu es son super héros. Tu es son personnage de comics préféré. Tu es sa figure masculine de référence. Tu as moi. Tu es égoïste d'avoir choisi cette voie, Theo. Et l'égoïsme ne mène jamais à quelque chose de bon. » je failli dès qu’elle commençai à parler de mon père. Perdant cette expression dure sur mon visage. Ma comparaison va être niaise, peut-être même trop ambitieuse… Je me sentais il y a quelques instants comme un grand loup : fort, puissant, imbattable, sans aucune fissure… Et puis, je commençai à me sentir plus petit, comme si ce loup, perdait de la puissance, commençait à avoir des failles, quelques endroits fissurés de cette poupée russe vivante. Et puis, l’évocation de ma sœur. La fissure devient plus grande, plus forte, elle parcourt tout le corp robuste du loup, désormais en train de japper, la queue entre les jambes. Max est celui qui fait déborder le vase. Le loup se brise, en des milliers de petits morceaux, impossible de les retrouver et de le reconstruire comme il le faut. A la place… un louveteau. La queue entre les jambes, encore aveugle, jappant et couinant car il ne sent plus sa mère. C’était comme ça que je me sentais à cet instant précis. En fait, depuis la mort de maman, je me sentais comme ce louveteau. En quelques jours grâce à Sam, j’ai réussi à me forger ce loup puissant et massif, réduit en état de poussière par Thésée, en quelques mots. Je relève la tête, croise de nouveau son regard azur. Le sien est toujours aussi dur, bien qu’humide « Je ne veux plus j..j..jamais que tu approches Maxence. N..n..ni lui ni moi. Plus jamais. Ne n..n..nous adresse plus la parole. » Je me mords la langue en entendant ses paroles. Son bégaiement. Je ne sais pas quoi dire, je ne peux plus parler, je me sens de nouveau faible, mais j’essaye de ne pas le montrer. Mais elle m’entend, elle entend ma respiration rapide, mon cœur irrégulier. Elle doit s’en douter. Elle s’approche de moi. Thésée recule. Non, pars loin, ne reste pas là, n’avance plus. S’il-te-plait… Je suis attiré vers le bas par mon sweat, elle tire dessus. Elle m’embrasse. Mon cœur s’arrête, je ne respire plus, je la regarde, j’ai chaud, mes yeux me piquent. Parce que ce n’est pas un baiser d’amour. C’est un baiser d’adieu, et je le sais, ça se sent. Le plus dur, c’est de devoir dire au revoir à ça… à des moments comme ça… Elle me lâche. Je me redresse. Ferme les yeux. Les rouvrent. «Ceci était notre premier et notre dernier baiser. Parce qu'à partir d'aujourd'hui, il n'y a plus de nous. » Mes poings se serrent dans mes poches. Mon cœur se serre. Ce n’était pas possible. J’étais dans un cauchemar. J’allais me réveiller, et tout ce qu’il s’est passé depuis quelques jours n’auront jamais existés. Je regarde Thésée. Je regarde ses yeux. Ses yeux humides, ses yeux dont aucune larme ne s’est échappée. Je regarde sa bouche. Sa bouche qui me donne envie de fondre sur elle, de l’embrasser encore, de ne plus la lâcher, de lui demander de rester, de m’excuser, de lui dire que je l’aimais mais que je ne pouvais pas être avec elle, qu’elle me rendait faible. Qu’elle était tout pour moi mais que ce tout me tuait peu à peu, comme pour ma mère. Même si cet amour n’est en rien le même. Thésée, c’est la femme de ma vie. Ma mère… c’est celle qui m’a mise au monde. Je ne veux pas m’attacher, je me suis déjà trop attaché, j’ai déjà trop souffert avec ma génitrice, je ne veux pas souffrir, pas dans ce monde, pas dans cette ville. Cette ville maudite. Cette ville où personne ne peux mourir d’une mort naturelle…
Je sers les poings. « Et bien comme ça c’est fait. Je ne viendrais plus voir Max, je ne le garderais plus. De toute manière, je faisais ça pour te rendre service. Je m’en bats les couilles de ne plus vous voir. Ça m’évitera d’avoir encore à me faire chier à vous aider. » mon ton est sec. Je lutte contre moi-même, j’ignore le louveteau comme lequel je me sens. Je m’imagine de nouveau, loup, massif, puissant. « Ca ne changera rien à ma vie de ne plus vous y trouver. Ou si, peut-être que ça l’améliorera, même. » je lui lance un regard noir. Un regard cependant où je ne peux cacher ma tristesse, ma tendresse envers elle, j’essaye, mais c’est trop compliqué. Je devais sortir de la vie de Thésée. De Maxence. Je ne devais pas les faire souffrir plus en les voyants m’éloigner d’eux. Il valait mieux partir en une fois, certes avec violence… que de rester encore, et de partir en petit morceaux comme le loup qui a laissé place au louveteau. Je devais sortir du cœur de Thésée, en ne faisant qu’un petit trou, mais le laissant en plus grande partie intacte, plutôt que de le briser, petit à petit, en de trop petits morceaux pour pouvoir le reconstruire. Je baissais la tête, laissant pour seule chose apparente ma capuche.

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MessageSujet: Re: (joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo Jeu 28 Mai - 18:59


Je reprends enfin conscience de mes sens, exacerbés par la Renarde en moi qui s'est réveillée. J'entends son cœur, qui a bien trop de ratés pour pouvoir être qualifié de stable. J'entends et je sens son souffle saccadé sur ma peau. Il ne va pas bien. Je peux presque sentir la tension dans tout son corps. Mais je ne sais pas à quoi elle est due. Et cela ne change pas les horreurs qu'il ajoute, pour finir d'achever de briser mon cœur.
« Et bien comme ça c’est fait. Je ne viendrais plus voir Max, je ne le garderais plus. De toute manière, je faisais ça pour te rendre service. Je m’en bats les couilles de ne plus vous voir. Ça m’évitera d’avoir encore à me faire chier à vous aider. Ca ne changera rien à ma vie de ne plus vous y trouver. Ou si, peut-être que ça l’améliorera, même. »
Il m'envoie un regard noir. Un regard chargé de haine. Mais un regard brisé, où je lis une certaine tristesse, et presque de la tendresse. Mais je refuse d'y croire. Pas après ce qu'il vient de me dire. Il remet sa capuche, et je ne peux m'empêcher de lui adresser le regard le plus meurtrier que je connaisse. Il ne peut pas. Il n'a pas le droit de dire qu'il s'en fout de max. Je ne pourrais jamais le croire. Pas après les avoir vus jouer tous les deux. Pas après les avoir entendu discuter. Pas après avoir vu le regard qu'il portait sur lui, la manière dont il se tenait parfois lorsque je le grondais, presque prêt à le défendre. Je refuse d'y croire un seul instant. S'il pense que je suis un monstre et que de ne plus me voir dans sa vie, c'est une chose. Mais il est la personne qui aime Max plus que tout au monde, et je lui interdis de le considérer en quantité négligeable. D'en parler comme s'il n'était qu'une mouche inopportune. Je le lui interdis. Mes yeux brillent encore plus fort, et je dois me contrôler au maximum pour ne pas laisser mes crocs sortir. Et c'est l'instinct de protection d'une mère envers son petit qui me pousse à élancer ma main contre sa joue en une gifle dont le claquement semble résonner dans tout le parc.
« Je t'interdis de parler ainsi de mon fils. »
Oui. Mon fils. Max est mon fils et je serais celle qui sera toujours là pour lui. Jamais je ne l'abandonnerai, comme est en train de le faire Theo. Jamais. Il n'a pas le droit de le laisser. Pas après que je lui aie annoncé qu'il soit si important dans la vie du petit bout de chou. Non. Max aura le cœur brisé, peut être même plus que moi quand je vais devoir lui dire que plus jamais Theo ne viendra le chercher à l'école, plus jamais ils ne joueront ensemble, discuteront, se raconteront des blague. Que je ne veux plus jamais qu'il essaie de me mettre en couple avec lui. Et c'est là que je me rends compte de la force de mes sentiments pour Theo. Et que je me rends compte à quel point mon cœur est en miettes, et que personne ne pourra jamais le recoller. Plus jamais. J'ai réussi à me relever après la mort de Nate, et malgré tout ce que j'ai pu faire. Mais cette fois-ci, c'est bien trop. Je ne suis pas faite pour les relations amoureuses. Non. Je ne veux plus jamais que quelqu'un puisse atteindre mon cœur comme cela. C'est bien trop dangereux. C'est bien trop facile de me blesser de l'intérieur. Et je n'arrive pas à croire que le doux Theo, le gentil Theo, celui qui était toujours là au moindre problème, celui qui aimait poser ses lèvres sur ma tempe, celui qui a très bien compris pourquoi je fumais, ce Theo là, soit en train de me tenir des ignominies comme celles là. Non. Le Theo que j'avais connu avait été celui qui avait été capable de me faire oublier mon instabilité. Ma honte d'être ce que je suis. Pas toujours, mais en général, d'un sourire, j'avais l'impression d'être enfin une personne tout à fait normale, dans une ville très banale. D'une caresse sur la joue, j'oubliais la gorge tranchée de Nate. D'une mèche de cheveux adroitement remise derrière mon oreille, j'oubliais le sang ruisselant sur l'épaule de Max. Plus rien ne m'importait que ce petit geste affectueux, ou les bons moments passés avec mon petit panda.
Je me rapproche de nouveau. Je passe ma main sur la nuque du jeune homme, sans chercher à lui faire mal. Je me hisse sur la pointe des pieds. Nos nez se touchent, nos lèvres s'effleurent, néanmoins sans s'unir. Et je prononce quelques mots à demi-vrais.
« Theo Farraway, saches que tu es un menteur. Je te hais. »
Non, je ne le déteste pas. C'est plus fort encore, parce que c'est contradictoire, par rapport à l'amour que j'ai pour lui, à la passion qui aimerait me pousser un peu plus. Mais je ne peux pas. Il est devenu un monstre d'égoïsme, et je ne peux pas faire ça à Max. Je cligne des cils. Et une larme rebelle décide de saisir l'occasion pour dévaler ma joue sans mon accord, traçant sur mon visage un sillon noir de maquillage, avant de venir se mêler aux gouttelettes de sang vermeil qui se sont écrasées l'herbe verte du Parc. C'est un menteur, car j'ai entendu l'accélération de son cœur, son souffle presque erratique. Mais je ne sais pas sur quoi il a menti, il y a eu bien trop de choses que j'aimerais vérifier. Et je ne peux pas lui demander de répéter. Je ne serais pas capable de retenir un peu plus mes larmes. Je me recule en secouant la tête. J'ai l'impression que ma poitrine est écrasée par quelqu'un. J'ai la tête qui tourne. Mes yeux redeviennent normaux, tandis que mon souffle se fait rare. Mes mains tremblantes fouillent dans mes poches, et je sors sans réfléchir mon paquet de cigarettes. J'ai du mal à en sortir une, tant je peine à contrôler les spasmes qui agitent mes doigts. Je tente de reprendre mon souffle à plusieurs reprises, tout en m'éloignant de Theo. J'ai de nouveau les larmes aux yeux mais je ne pleure toujours pas. Mon estomac se soulève comme la mer déchaînée. Néanmoins, la première bouffée d'air toxique parvient à détendre mes poumons, et je me calme peu à peu, quittant cet endroit maudit, une colère et un désespoir sans nom courant dans mes veines. Je ne lui ai même pas dit au revoir et je ne sais pas si j'aurais dû le faire. Qu'est-ce que j'aurais bien pu lui dire de toute façon ? Le supplier pour qu'il m'explique ce soudain changement de comportement ? Lui dire que je l'aimais ? Pour mieux me faire rejeter après ? Non. Mon âme avait déjà bien trop souffert comme ça, je refusai de la torturer un peu plus.


Dernière édition par Thésée Ryans le Dim 31 Mai - 0:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (joie de vivre broyée façon film d'horreur) + Theo Sam 30 Mai - 0:25

Je ne la vois pas. Mais je sais qu’elle est en colère, je ne la connais que trop bien pour ça. Elle ne peux pas ne pas être en colère, pas après ce que je viens de lui dire, pas après ce que je viens de dire de Max. Elle savait pertinemment que Max était très important pour moi. Ce gosse, il était tellement attachant… Dès que je l’ai vu à l’hôpital, ensanglanté, puis après, à son réveil, avec ses grands yeux, sa petite voix. Et puis ce regard qu’il avait sur Thésée. Et celui qu’elle, elle lui rendait. On aurait cru voir une jeune mère avec son fils tellement leur complicité était et est importante. Et moi, je me suis glissé dans cette complicité, je cherchais une famille, j’en ai trouvée une. Et là, en quelques secondes… J’avais tout ruiné. Un coté de moi hurlait de ne pas la laisser partir, de la retenir, de l’embrasser, de lui dire que je regrettais, que tout ce que je pensais était faux. L’autre, elle ne bougeait pas, elle regardait, elle écoutait, un sourire au coin des lèvres. Et malheureusement, c’était cette partie qui avait pris le dessus et qui laissait afficher ce sourire satisfait au coin de ma bouche, le visage sombre, les yeux baissés, se cachant derrière la capuche, ne laissant pas la possibilité à Thésée de le voir. Mais ce sourire. Putain ce sourire, il n’a pas duré, mais alors pas du tout. Et merci, merci qu’il n’ait pas duré ! Je n’aurais pas pu le supporter. Merci, merci Thésée de m’avoir réveillé, avec cette putain de claque qui m’a bien niqué la joue, mais merci… Je serrai la mâchoire, sous l’effet de la violence et de la douleur que la baffe, qui était un beau mixte d’un coup de poing et d’une claque, m’avait faite. Thésée y avait mis toute sa force, et ça s’était entendu, ça s’était senti... Je relevais la tête sous le choc, regardant Thésée avec surprise, mon regard brun croisant ses yeux désormais ambrés. Elle se transformait. Elle se transformait, et c’était à cause de moi. Mais merde quoi, moi qui avait tellement été là pour l’aider à se contrôler, qui était toujours avec elle lors des journées de pleine lune pour ne pas qu’elle finisse par mettre tout en morceau, moi qui m’occupais de Max pendant qu’elle se tordait de douleur à se transformer, moi qui essayait de calmer l’enfant alors qu’il se transformait aussi, qui tentais de l’occuper… Je me retrouvais là, source de la mi-transformation de la femme que j’avais tant souvent aidé à ne pas se transformer. Quelle allégorie…  « Je t'interdis de parler ainsi de mon fils. » cette voix. Cette voix en moi ris, elle riait aux éclats, à s’en tordre de douleur. Son fils ? qu’elle se dit. Ce n’est même pas son vrai fils, ce n’est qu’un orphelin, un putain d’orphelin, comme elle, qu’elle a tenté de sortir de cette merde, et elle l’y a foutu encore plus en le transformant. Et elle se dit être sa mère ? je serra les poings. Si cette voix était devant moi, matérialisée, putain mais je vous jure que je lui aurais foutu la plus grosse baigne qu’elle n’a jamais eu… Faut dire, elle en aurait pas eu beaucoup… Et le pire, c’est que c’était moi, qui pensais ça. Bien que je ne le pense pas vraiment en réalité… C’est autre chose… quelqu’un d’autre… Elle se rapprocha soudain encore de moi, je la laissais, mais cette voix, cette partie, l’autre partie, voulait reculer, l’ignorer, lui faire mal, non pas physiquement, mais plus encore moralement. Je sent sa main, sa main douce, sa main fine, sa main… froide, se glisser dans ma nuque. Je reste là, la tête baissée, les bras branlants, je ne bouge pas, je ne bouge plus depuis qu’elle s’est rapprochée. Je baisse les yeux, vois ses pieds, se hisser, elle se grandit, elle cherche à m’atteindre, que nos visages se touchent. Ses lèvres effleurent les miennes, je veux l’embrasser, je veux lui rendre son baiser précédent, je veux la serrer encore une fois contre moi, je veux qu’elle laisse sa main sur ma nuque, je veux qu’elle reste avec moi, je veux. Elle ne m’embrasse pas. Elle reste là, son nez collé au mien. Son nez froid, je frissonne sous le nouvel effleurement de sa bouche sur la mienne. Je sens ses lèvres se décoller l’une de l’autre, son souffle chaud, contrastant avec ses mains, sur mon visage. « Theo Farraway, saches que tu es un menteur. Je te hais. » je ferme les yeux. J’étais un menteur. Elle avait raison, elle avait toujours raison. Je ne savais pas mentir, et même si cette partie, cette nouvelle partie de moi croyait à ce que j’avais dit, j’avais cette autre partie, cette partie qui aimait Max, qui aimait Thésée, qui était convaincue du contraire. Elle recule soudain, secouant la tête, ses cheveux ébène. Des larmes perlent sur ses joues. C’était la première fois que je voyais Thésée pleurer. Et jamais, au grand jamais je n’aurais imaginé qu’elle laisserait ces larmes s’échapper à cause de moi. Elle était trop forte. Trop forte pour pouvoir pleurer, et je ne pouvais pas supporter ça. Elle s’éloigne, je la regarde partir, la tête baissée mais les yeux levés. Je la voyais marcher, loin, vite, sortir quelque chose de ses poches, je devinais que c’était des clopes. Je fermais les yeux et m’enquit de partir dans la direction opposée, les mains dans les poches, sans savoir quoi faire, quoi dire, réussissant par un miracle inadapté à ne pas courir derrière Thésée et l’empêcher de partir. Elle était partie. Pour de bon. J’avais fais une connerie, plusieurs mêmes… Et la laisser partir était la pire que je n’aurais jamais pu faire.


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