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Luciel + (bring me back to life)

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Gabriel Owens
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MessageSujet: Luciel + (bring me back to life) Sam 16 Juil - 22:41

Gab' se demande où il est. Il a cette impression étrange, il ne sait pas où il est, il se sent comme... en apesanteur. Hors de son corps. Il ne comprend pas. Il a l'impression de voir quelque chose, peut-être de la lumière. Il n'a jamais ru au Paradis, ni à l'Enfer. Il ne savait pas ce qui était après la mort, mais peut-être qu'il allait connaître la réponse ? Peut-être qu'il était mort ? Il ne se souvenait pas avoir été égorgé par une créature, avoir été empoisonné. Il ne fumait pas, ne se droguait pas, et ne buvait pas à outrance. Alors, la Mort était juste passée comme ça, et l'avait recueilli ? Comme on recueille un chaton ? Il n'était pas sûr de comprendre. Il essayait de chercher le dernier souvenir, le plus récent, qu'il avait. Mais il ne se souvenait que de la chaleur et du vent, du vent puissant. Comme un souffle d'explosion. Y avait-il eu une fuite de gaz, chez lui ? Et ça se serait enflammé ? Est-ce que sa logeuse, Madame Higgins, allait bien ? Est-ce qu'elle avait survécu ? Est-ce qu'elle n'était pas brûlée ? Est-ce qu'elle avait souffert, dans le cas où elle était morte ? Gab' était égoïste. Mais Gab' aimait ses proches. Et cette vieille femme, à moitié sourde, il l'aimait autant que si elle avait été sa propre grand mère. Cette vieille femme, pétrie de bonnes intentions, qui était délaissée par sa famille. Un peu comme lui. Quand elle faisait des cookies, ou des gâteaux, elle lui en amenait toujours. Elle disait qu'elle savait ce que c'était que de vivre seul, et qu'elle savait qu'on mangeait mal, quand on était un jeune célibataire. Ils avaient souvent discuté, tous les deux, dans le vieux canapé de la dame, qui sentait les biscuits et les roses du vase juste à côté. Elle avait toujours des roses. Il lui avait dit, qu'il était homosexuel. Elle lui avait doucement caressé la joue et elle lui a soufflé que ses parents étaient idiots de l'avoir mis à la porte pour ça, sans même qu'il aie à le lui dire. Elle l'avait deviné. Ses yeux bleus empreints de sagesse devinaient tout et semblaient sonder votre âme. Alors il s'inquiétait pour elle. Et puis il s'inquiétait pour sa sœur aussi. Comment allait-elle le vivre ? Allait-elle replonger ? Si ce n'était pas déjà fait. Allait-elle réessayer de se suicider cette fois ? Il espérait ne pas la voir trop tôt de l'Autre Côté, si il y avait quelque chose après la Mort et si les gens se retrouvaient ensuite. Il lui semble entendre un son, et il a l'impression d'être tiré en arrière. Mais non. Il ne veut pas quitter ce sentiment étrangement bon de plénitude et de calme absolu.

« … c'est ma faute, pardon, pardon... » La voix, il ne la reconnaît pas, et le sens des mots ne parvient pas jusqu'à son esprit. Mais il sent le regret, comme si le ton entrait directement jusqu'à son cœur sans passer par le cerveau. Il se sent repartir, et il ne lutte pas. Il préfère ça que de ressentir. Il revient à lui. Il se demande ce que pensera son père. Pleurera-t-il à son enterrement ? ira-t-il voir sa fille ? Formeront-ils de nouveau une famille ? Gabriel s'en fiche s'il ne peut plus en faire partie, si sa mort est la seule raison qui les réunit. Il veut les voir tous les trois ensembles. Il veut que son père quitte cette obsession, veille sur sa fille, accepte son amour pour les jeunes filles, quitte à ce qu'ils se fassent des concessions. Il veut que sa mère la regarde de nouveau dans les yeux, fasse de nouveau comme si elle existait. Il veut voir le sourire de Cass, parce que ça a toujours été le seul sourire qui avait de l'importance pour lui. Même s'ils n'ont qu'un an d'écart, il s'est toujours senti plus grand. Responsable de sa petite sœur. Et c'est pour cela qu'il a si mal vécu cette tentative de suicide. Il 'a vue comme un échec. Un échec à être un bon frère. Celui qu'il s'était promis d'être quand il avait eu l'âge de penser, de réfléchir, et d'avoir conscience que sa petite sœur n'était pas aussi forte que lui, et qu'il fallait quelqu'un pour la protéger. Quelqu'un pour empêcher les autres de briser son cœur et lui enlever son sourire des lèvres. Parce que Cass était une petite fille souriante, une vraie petite princesse, qui aimait le rose, les poupées, mais qui avait étrangement peur des papillons. Il a l'impression de sentir quelque chose sur son bras, et il fait encore demi-tour. Comme si son corps le rappelait, lui disait qu'ils avaient besoin de lui. Est-ce qu'il est agonisant ? Il ne sait pas combien de temps s'est écoulé, il en a perdu la notion.

C'est une caresse. Il entend des excuses, d'une voix qui semble fatiguée et usée, et vide, malgré les remords qui y transparaissent. Comme si quelqu'un essayait de s'empêcher de pleurer. Et il ne sait pas pourquoi, mais il reprend lentement la connexion avec son corps. Il redécouvre ses membres. Il sent les terminaisons nerveuses se reconnecter et il se sent terriblement engourdi. A travers ses paupières, la lumière est déjà trop crue, trop importantes. Alors, il bat des cils,et entrouvre juste un œil. Il se sent agressé par les néons qui sont là, qui éclairent son visage. Il est complètement perdu, il ne sait pas où il se trouve, où est-ce qu'il a atterrit. Peut-être est-il vraiment mort au final ? Peut-être que c'est ça l'Après ? « J'suis où, la... ? » Sa voix est rauque, faible et grave. Il a l'impression que quelqu'un a versé du sable dans sa gorge et que ce sont des rouages et non pas des cordes qui font fonctionner sa voix. Il se sent rouillé. Il ouvre enfin les yeux, d'un coup. Trop vite. Il est agressé par la lumière, il ne voit plus rien que du blanc, alors il referme vite les paupières. Et des tâches colorées dansent devant ses yeux. « 'teignez la lumière, s'vous plaît... »
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MessageSujet: Re: Luciel + (bring me back to life) Ven 29 Juil - 12:36

Luce se sentait coupable, affreusement coupable, presque autant que le jour où sa sœur était morte par sa faute. Il se mangeait rarement sa culpabilité en pleine face, mais quand ça arrivait ce n'était pas à moitié. Et là, quand il contemplait le corps inanimé étendu dans ce lit d'hôpital depuis déjà plusieurs jours, par sa faute qui plus est, on pouvait dire qu'il s'était bien pris sa culpabilité dans la gueule. Il ne pouvait s'empêcher, depuis plusieurs jours, de se demander si il survivrait. Ou si il serait un nouveau nom sur la liste des gens dont il a causé la mort. Il haïssait ses pouvoirs. Il haïssant ce qu'il était. Il se haïssait. Mais il avait causé ça, il avait causé l'état dans lequel était le jeune homme en face de lui, son coma depuis quelques jours. Et il n'avait aucune putain d'idée de si il allait se réveiller ou pas.

Alors il revenait, tous les jours, ou presque tous les jours. Il aurait pu dire que c'était juste parce qu'il se sentait responsable et qu'il voulait savoir si l'autre allait bien, mieux. Il aurait pu dire qu'il n'y avait pas d'autre raison à sa présence à ses côtés. Mais ça aurait été un mensonge. Parce qu'il avait réfléchi, longtemps, après la fois où il l'avait embrassé. Il avait réfléchi, et ça avait été difficile et plutôt douloureux, mais il était arrivé à une conclusion. Une conclusion qui l'aurait certainement fait fuir en courant quelques semaines auparavant, mais qui apparaissait désormais comme plutôt claire et crédible. Il était au moins bi. Voire gay, mais pour l'heure le détail n'était pas de la plus haute importance. Il était attiré par les gars aussi, au moins par celui-là. Ça pourrait paraître un peu malsain, parce que leur histoire n'avait pas franchement débuté sur de super bonnes bases -l'histoire du fric qu'il lui avait donné mise à part, parce que sur ce coup-là il avait été sympa-, mais c'était le cas.

Et il avait fallu qu'il manque de le tuer pour le réaliser. Réaliser qu'il tenait à lui, alors même qu'ils n'avaient pas tant parlé que ça, qu'ils ne se connaissaient même pas. Soyons honnêtes deux minutes, vous demanderiez à Luce la couleur et le groupe de musique préférés de l'autre, il serait incapable de vous répondre. Et pourtant. Et pourtant il se rongeait les sangs depuis plusieurs jours, attendant un signe, n'importe quoi qui montrerait que le chasseur allait finir par se réveiller, et pas par crever lamentablement. Il se réfugiait chez Thésée après être allé le voir, souvent. Parce qu'à ce jour, elle était toujours la plus efficace pour le réconforter. Elle était la plus efficace pour beaucoup de choses le concernant, vous me direz -et vous auriez parfaitement raison-.

Pendant les heures interminables d'attente, Luce s'excusait, inlassablement. Il répétait les mêmes mots en boucle, exprimant son regret. On ne savait jamais, des fois que Gabriel puisse l'entendre. Et puis de toute façon, il ne voyait pas vraiment quoi dire d'autre. Vous avez déjà essayé de faire la conversation à quelqu'un qui ne bouge pas, ne vous regarde pas, ne vous répond pas ? Autant parler à une chaise. Et Luce avait beau savoir que le jeune homme n'était absolument pas une chaise, il n'en restait pas moins qu'il se voyait difficilement lui faire la conversation autrement qu'en s'excusant.

Il n'a pas pleuré, pas une seule fois. Luce ne pleure que très rarement, à dire vrai. Depuis qu'il a compris que c'est pas parce qu'on pleure qu'on se sent mieux, et que ça n'a jamais rien arrangé comme situation. Mais des fois, il en avait presque envie, tellement il en avait marre, tellement il s'en voulait, tellement la situation l'épuisait -moralement ou physiquement, passer des heures à veiller quelqu'un n'étant pas à proprement parler hyper reposant-. Il caresse le bras de l'autre du bout des doigts, presque résigné à ce qu'il ne se réveille jamais, s'excusant encore, et encore, et encore. Luce ferme les yeux, passe une main devant son visage. Les larmes qu'il ne verse pas lui brûlent quand même les paupières. Ce qu'il fait qu'il ne se rend pas compte que l'autre ouvre les yeux.

"J'suis où, la... ?"

La voix, même faible, tranche dans le silence de la chambre. Luce sursaute violemment et tombe de sa chaise. Ce qui ne l'empêche pas de se relever immédiatement et de fixer le jeune homme en écarquillant les yeux. Il n'est pas mort. Il n'est pas mort.

"'teignez la lumière, s'vous plaît..."

Luce bondit à l'autre bout de la chambre pour baisser un peu les volets. Il n'y croit pas. Alors il s'approche du lit, de nouveau. Des mouvements presque imperceptibles, mais des mouvements quand même.

"T'es pas mort. T'es pas mort. Oh mon dieu, t'es pas mort. Je suis tellement, tellement désolé …"

Il presse les paumes de ses mains contre ses yeux, pour s'empêcher de pleurer. Pleurer de soulagement, cette fois. Quand il est certain que les larmes ne déborderont pas, il porte de nouveau le regard sur le bouclé.

"T'es pas mort. Pardon."

On pourrait croire qu'il s'excusait de ne pas l'avoir tué, mais non. C'était juste, actuellement, les deux seuls bouts de phrase qu'il était en capacité de prononcer.
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MessageSujet: Re: Luciel + (bring me back to life) Sam 30 Juil - 22:25

L'autre ne cesse de répéter qu'il n'est pas mort. Gab' a refermé les yeux, parce qu'il y a trop de lumière. Apparemment c'est qu'il ne doit pas être au Paradis. Il ne reconnaît pas la voix, et ses yeux ne se sont pas encore habitués à la trop forte lumière, alors il ne voit pas qui lui parle. Il entend la personne s'excuser et il fronce les sourcils. Il se frotte un peu les yeux, aussi, comme un enfant pas sûr de savoir ce qu'il va trouver au pied de son lit, des jouets ou un monstre. Il cligne des yeux et le voit. Le tatoué. Ce gars là. « Non. Je crois que t'as tort. Et que je suis mort... » qu'il laisse tomber comme ça, d'un coup. Il ne comprend pas ce que ce type fait là. Lucifer. Il ne comprend pas pourquoi il est à son chevet, pourquoi il le veille, pourquoi il semble tellement s'en vouloir. Le brun s'excuse et il ne comprend pas, Gabriel, pourquoi il le fait. Il n'a aucune idée de pourquoi il s'est retrouvé dans ce lit. Il ne s'en souvient plus, ça va lui revenir doucement. C'est encore trop tôt, il n'a même pas encore pleinement compris et assimilé où il se trouve. Alors, il répète. « Je suis où ? » Il cherche le regard bleu, il cherche à s'ancrer dedans. A se dire que c'est réel. Il se demande s'il n'est pas encore plongé dans le coma, ou bien en train d'halluciner.

Il observe ses mains. Il est en train de retrouver toutes les sensations, et il observe les bandages qui les entourent. Ça ne lui fait pas extrêmement mal mais il n'est pas sur de comprendre ce que ces pansements font là. Alors, en silence, il en défait un. Le spectacle sur le dos de sa main n'est pas digne d'un film d'horreur, ou particulièrement dégoûtant, mais il y a pas mal de cloques et la peau est encore rouge. Il ne comprend pas. on dirait qu'il a été brûlé. Il ferme les yeux, encore un peu. Il a mal à la tête de réfléchir, de tenter de tout reconstituer dans son esprit. Il se sent poussé en arrière, d'un coup, il s'envole, les bras en avant, puis son dos heurte durement l'asphalte. Une explosion ? Possible. Il faut qu'il se souvienne. Il se redresse un peu dans le lit. Peut-être que Luce pourra l'aider à comprendre, lui donnera de nouveaux éléments ? Il est le seul dans la pièce, il n'a pas vraiment le choix de toute façon. Il a besoin d'un contact. Il a besoin de sentir la peau pâle sous ses doigts. Alors il attrape doucement la main de Luce. « Pourquoi tu t'excuses comme ça ? Je comprends pas. Je me souviens pas de grand chose, mais j'ai pas l'impression que ce soit ta faute... » Et il a vu déjà y a un moment, les marques sur ses bras. Et le prenez pas pour un idiot, mais il sait ce que ça signifie. Ça signifie une grande culpabilité et souvent, trop souvent, pour des choses qui ne sont même pas de leur faute.

Il se demande ce qu'il fait ici. Est-ce que c'est une coïncidence ? Il se souvient un peu de son visage, qu'il avait entrevu avant l'explosion. Mais il ne sait pas si c'est juste avant ou bien une dizaine de minutes avant. Est-ce qu'il avait su à propos de son coma et qu'il était venu le voir ? Ou bien est-ce qu'il était venu tous les jours ? D'ailleurs, quel jour on était ? Non. Il était venu souvent. Cette voix qu'il avait vaguement entendue dans son sommeil, il était persuadé désormais que c'était la sienne. Cette voix qui était pleine de remords. Il n'est pas sûr qu'il aie pleuré, ça l'étonnerait beaucoup. Mais il a l'impression qu'il en a eu envie et son cœur se serre. Il serre un peu plus sa main dans celle de Luce sans trop savoir quoi dire.
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MessageSujet: Re: Luciel + (bring me back to life) Ven 5 Aoû - 1:38


Luce le dévisage, imprime chaque petit mouvement, chaque petit détail du visage de l'autre, de son visage expressif et réveillé, mal réveillé peut-être, mais réveillé. Les battements de cils, le mouvement des yeux, sa respiration, plus rapide que pendant son coma. Toutes les choses qu'il pensait ne plus jamais voir.

"Non. Je crois que t'as tort. Et que je suis mort..."

Clairement, il se trompait. Ou alors Luce était mort avec lui, mais ça ne ressemblait ni à son idée de l'Enfer, ni à celle du Paradis -sait-on jamais, une erreur dans la matrice et il se serait retrouvé au paradis au lieu de l'enfer, pourtant bien plus approprié pour lui-. Et si la mort était ça, juste une continuité de la vie sans aucun changement, alors on ne pouvait pas vraiment appeler ça la mort n'est ce pas ?

"Je suis où ?"

Il avait déjà demandé tout à l'heure, mais Luce n'écoutait pas. Ou plutôt si, il écoutait, mais son cerveau n'avait pas imprimé, ou n'avait pas estimé nécessaire de s'y attarder plus que ça. Il était légèrement trop surpris de son réveil pour réfléchir à quoi que ce soit d'autre qu'au fait que oui, il était vivant. Là, le choc était un peu passé, ça allait mieux. Il se mord un peu la lèvre. Ouais, super, ça allait mieux, il pouvait réfléchir. Et dire quoi ? Visiblement, le chasseur ne se rappelait de rien. Comment lui expliquer la situation dans ce cas ? Sans se faire détester ? Non parce que ça revenait à avouer, encore, qu'il n'était qu'un danger public. Il regarde le bouclé ôter ses bandages, et la vue lui donne la nausée. C'est lui qui a fait ça. Et sur les mains, ce n'est pas le pire.

"Pourquoi tu t'excuses comme ça ? Je comprends pas. Je me souviens pas de grand chose, mais j'ai pas l'impression que ce soit ta faute..."

En disant ça, il a attrapé les doigts de Luce et les serre doucement entre les siens. Le jeune homme se demande un instant si ça fait mal, de serrer quelque chose avec des doigts brûlés. L'autre ne dit rien, alors soit ses terminaisons nerveuses ont brûlé aussi, soit ça ne fait pas si mal. Ça, et puis le fait qu'il ne comprenne pas, qu'il regarde Luce avec gentillesse alors que c'est lui qui a causé tout ça, ça décide finalement le jeune drogué à lui répondre. D'une voix qui tremble un peu, qui bute sur les mots, mais il répond quand même. Et il parle vite, et doucement, au cas où quelqu'un se décidait à ouvrir la porte soudainement. Ce qui ne devrait pas tarder, les battements de cœur de Gabriel ayant sûrement accéléré, ça devait bien biper quelque part et une infirmière ou un infirmier viendrait voir si le jeune homme allait bien. Enfin dans les séries et les films, c'était ça.

"Je … si. Si, c'était ma faute. On a été attaqués par, tu sais, une créature. Je t'ai pas écouté, j'ai voulu la repousser avec la magie, mais … j'ai perdu le contrôle, alors …"

Luce désigne ses mains, celles de Gab'. Il devrait être en mesure de s'en souvenir avec ça, de comprendre au moins. Parce que Luce se voyait difficilement expliquer plus en détail l'explosion que ça avait créée ou le fait que ça avait percuté le chasseur.

"Ça a marché, fin ça l'a fait fuir, et je … j't'ai emmené là après, à l'hôpital."

Ce qui avait été plutôt galère. Parce que c'était relativement hors de question d'attendre les secours en restant là où ils avaient été attaqués, des fois que la créature revienne, et Luce avait dû se débrouiller pour déplacer l'autre rapidement et assez loin. Et après expliquer son état, ce qui avait été plutôt compliqué aussi.
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MessageSujet: Re: Luciel + (bring me back to life) Ven 19 Aoû - 18:47

Gabriel écoute le récit entrecoupé de Lucifer. Il n'est pas sûr de se se souvenir de tout, il creuse dans sa mémoire pour essayer de tout comprendre, et de se rappeler l'intégralité de la scène. Ça lui revient, peu à peu. Il devait la chasser cette créature, mais au final, c'était lui qui était chassé désormais. Il avait trouvé Luce sur son chemin, ils s'étaient cachés, il lui avait expliqué la situation, pensant avoir semé le monstre. Le tatoué lui avait proposé qu'il utilise sa magie, mais Gabriel avait refusé. Il avait compris, au fil du temps que ces pouvoirs, le brun les haïssait. Alors il lui avait interdit de les utiliser. Mais la créature les avait retrouvés. Armé de sa carabine, le chasseur avait voulu protéger le jeune homme. Et puis il y avait eu l'explosion. Il le regarde. Il a beau tout savoir, se souvenir d'à peu près tout, il n'a tout de même pas l'impression que Luce est responsable pour autant. De un, il n'est pas mort. Et de deux, en plus de ça, c'était pour le protéger. Pour probablement lui sauver la vie. il ne voyait pas ce qu'il y avait de mal à cela. Le blond a enfin une réponse sur l'endroit où il est. L'obscurité ne lui permettait pas de le comprendre distinctement et il ne faut pas en vouloir à son cerveau qui marche encore un peu au ralenti. L'hôpital. Il sent et entend son cœur accélérer. Il ne peut pas rester là. Il déteste cet endroit. Il a l'impression que les murs se referment soudainement sur lui. il se sent piégé, perdu. Il se sent comme un rat de laboratoire prêt à subir la pire des expériences. Il ne sait pas d'où cette phobie lui vient, mais elle est là. C'est d'ailleurs pour ça qu'il avait de la morphine chez lui. En cas d'urgence. Pour se soigner lui-même plutôt que de devoir aller dans un endroit pareil. Son père l'avait bien compris et c'était une des seules choses qu'il respectait chez son fils. « Il faut que tu me sortes de là... » qu'il souffle, alors que sa respiration commence à s'échapper.

Ça faisait longtemps qu'il n'avait plus fait de crise de panique. Ça faisait longtemps qu'il n'avait plus senti son souffle s'entrecouper, l'air lui manquer, sa tête tourner et les couleurs devenir saturées en quelques secondes. Sa main tremble, et malgré la douleur que cela provoque, se resserre autour de celle de Luce. Il a besoin d'un point d'ancrage. Il a besoin de rester dans le présent. Mais ce présent le terrifie. Il est enfermé dans un hôpital, à la merci de ace que ces fous en blouse blanche pouvaient bien lui faire. Un infirmier arrive en courant, et force le chasseur à se calmer. Il lui donne même un comprimé, quelque chose qui semble sortir de nul part. Mais le blond est forcé de l'avaler de toute façon. Et cet état de détresse n'est pas non plus agréable. Il se détend peu à peu. Tant qu'il est là, le membre du personnel en profite pour lui poser les quelques questions habituelles. Il promet qu'un médecin ne va pas tarder à arriver, mais Gab' hausse les épaules « Plus tard, je suis fatigué. Mais laissez-le avec moi. S'il vous plaît... » L'homme n'a pas l'air d'accord, mais jamais personne n'a succombé aux yeux de chiot battu du jeune homme. Personne. Et l'infirmier ne créa pas une liste des exceptions. Gabriel baisse un peu les yeux face au tatoué. « On a tous nos faiblesses et nos peurs, hein.. » Il ressent ce besoin de se justifier. D'expliquer que ce n'est pas son état normal. Il a envie de lui paraître sans peur et sans reproche et il sait pourquoi. Mais là, il n'est pas en position de force. Du tout.
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MessageSujet: Re: Luciel + (bring me back to life) Sam 3 Sep - 0:41



Luce ne comprend pas ce qu'il se passe quand Gabriel se met à respirer plus vite. Ne comprend pas tout de suite, du moins. Il a déjà lui-même fait des crises de paniques, il sait en reconnaître une. Même si celle-là le prend par surprise, parce que l'autre n'avait visiblement pas compris avant qu'il se trouvait dans un hôpital, et que Luce pensait pourtant que c'était le cas -les machines à coté de lui et les murs blancs étant de bons indices. Cela dit, si quelqu'un de bien réveillé aurait noté ça tout de suite, quelqu'un qui émergeait tout juste de plusieurs jours de coma n'avait sans doute pas les mêmes capacités d'observation-.

"Il faut que tu me sortes de là..."


Le jeune homme sent son cœur se serrer, mais il est parfaitement hors de question que le chasseur quitte son lit d'hôpital avait que quelqu'un de compétent ne lui assure avec 200% de certitude qu'il ne risquait plus rien. Et il se sentait coupable à l'avance de refuser ça, lui qui pourtant connaissait parfaitement l'angoisse que l'on peut éprouver quand on est confronté à sa phobie. La main de l'autre se resserre autour de la sienne, et Luce ne peut rien faire d'autre que lui souffler des mots de réconforts, les mêmes mots qui ne l'atteignent pas quand il est en pleine crise, les mêmes mots que ceux qui glissent sur lui dans ces cas-là. Parce que savoir ce que ça fait d'être en crise, ça ne veut pas dire qu'il sait comment réagir. Il voudrait bien le serrer contre lui, mais pas moyen de faire ça sans arracher les perfusions et le reste du bordel visant à analyser ses signes vitaux. Alors il est presque soulagé quand un infirmier débarque et fait prendre un calmant au bouclé. Infirmier que l'autre réussi à faire partir après l'avoir convaincu -enfin, convaincu … disons plutôt persuadé, parce qu'il n'avait employé aucun réel argument, à part des yeux de chaton-.

"On a tous nos faiblesses et nos peurs, hein.."

Pourquoi avait-il l'air si inquiet ? Comme si il avait peur que Luce le juge, alors même que lui avait vu le drogué dans des états bien pires. Il l'avait vu défoncé, il l'avait vu presque en manque et en train de voler, il l'avait vu en pleine crise de dépréciation de lui-même, et il s'excusait pour une phobie, pour quelque chose contre laquelle on ne peut rien ? Étrange. Vraiment. Luce avait du mal à concevoir.

"T'as pas à te justifier. Je … je connais ça."

Il doit le savoir, de toute façon. Que Luce n'aime pas la foule. Il a déjà réagit plutôt violemment, quand la drogue ne faisait plus effet, parce qu'il réalisait la masse de gens qui se compressait à proximité de lui. Peut-être qu'il attribuait ça à la drogue, vous me direz. Peut-être. Mais Luce n'a pas vraiment envie d'approfondir le sujet pour l'instant, parce que pour leur faire retrouver leur bonne humeur respective, ils n'avaient certainement pas besoin de ça. Alors Luce enchaîne, d'un air très sérieux.

"Par contre comment tu m'as menti ! Genre t'es pas une créature surnaturelle, mais n'importe quoi. C'est quoi ton pouvoir pour que t'aies réussi à le faire accepter de me laisser avec toi ? Il m'a déjà viré plusieurs fois, t'as pas pu le convaincre en étant juste un être humain normal."

Et il ne s'en rend même pas vraiment compte, mais il glisse sa main dans celle du jeune homme, machinalement, comme un réflexe. Parce que l'infirmier en lui faisant prendre le médicament les avait séparés, et que Luce aimait beaucoup la sensation d'une paume contre la sienne et de doigts mêlés aux siens.
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MessageSujet: Re: Luciel + (bring me back to life) Dim 4 Sep - 2:57


Le Chasseur avait conscience que le brun essayait de le rassurer pendant sa crise de panique, mais il avait été imperméable à ses mots et il avait fallu que l'infirmier arrive pour lui donner un foutu calmant. Il n'avait pas besoin de ça. Ils lui auraient permis de se soigner chez lui et tout serait allé pour le mieux. Mais ce n'était pas une petit blessure. C'était un coma, alors, non, ils ne pouvaient pas le laisser rentrer chez lui. Pas comme ça. Pas aussi vite. C'était presque interdit. Alors il se retrouvait coincé entre quatre murs blancs qu'il haïssait déjà. Placebo ou pas, le médicament fait effet de suite et tandis que l'infirmier fait le tour des questions de base, Gabriel se calme peu à peu. Et il finir par le mettre gentiment dehors, tout en faisant en sorte à ce que Luce reste. Il aime sa présence à son chevet, elle est... rassurante. Et puis, tout le monde adorerait se réveiller sous les yeux inquiets de son béguin. Comme dans le contes de fée. Il y a un petit silence confortable, que le blond finit par briser pour se justifier. Parce qu'il déteste paraître faible, et encore plus aux yeux des personnes qui ont de l'importance pour lui. Et quand bien même leurs rencontres ont toujours été particulières et mouvementées, il a fini par glisser de l'obsession vers les sentiments, et ce depuis qu'il a vu à quel point il était détruit. ce n'était pas de la pitié, mais beaucoup d'amour et d'admiration pour ce gars qui semblait quand même réussir à garder la tête hors de l'eau et qui ne passait pas son temps à se morfondre et à geindre sur son sort. Luce le rassure, lui dit qu'il n'a pas à se justifier, qu'il comprend et connaît ça, et Gab' hoche un peu la tête en le regardant. Il se souvient de la fois où il l'a aidé à sortir de la boîte pour qu'il puisse respirer, complètement paniqué et en manque. Et puis, le tatoué embraye sur un tout autre sujet, un sourire qui transparaît derrière son air faussement sérieux. Il l'accuse de lui avoir menti. Que ce n'est pas possible qu'il soit juste humain et qu'il arrive ce que Luce n'est pas parvenu à faire. Alors le chasseur rigole un peu et se décide à lui révéler un de ses plus grands secrets. "C'est parce que toi, avec tes tatouages et tes cheveux dans tous les sens, t'as une gueule de badboy, de mauvaise fréquentation. Mais moi, j'ai rien de tout ça et en plus, j'ai les yeux de chiot battu enfermé dans un frigo toute son enfance. Ça marche à tous les coups, je te jure. Je peux te montrer si tu veux."

Il veut tenter ça, et tant pis si ça ne marche pas, il aura trouvé une exception à la règle du "tout le monde tombe devant ses yeux bleus". Il le regarde, les yeux brillants, une petite moue sur les lèvres, et serre très légèrement ses doigts dans les siens, se rendant compte, par la même occasion, que leurs mains s'étaient retrouvées."T'es super beau, et j'ai un crush sur toi, et puis je suis grave touché que tu sois resté pour moi. C'est largement assez pour moi pour avoir une bonne raison de vouloir être ton mec." Voilà. Il a osé. Et peu importe s'il se prend un râteau. Après tout, l'autre lui a bien fait comprendre qu'il était hétéro. Même s'il y a eu ces baisers enflammés entre temps, dans la boîte de nuit, qui auraient pu conduire à bien plus, si le blond ne s'était pas raisonné avant. Mais il est vrai que là, maintenant, il donnerait franchement beaucoup de choses juste pour que Luce l'embrasse. Là. Maintenant. Il voudrait bien se redresser pour le faire lui même, mais il n'y arrivera pas, il le sent. Il n'a plus qu'à attendre que le brun réagisse. Rapidement serait tout aussi bien, étant donné que le bouclé commence déjà à stresser. "Mais je rigolais hein. Enfin non. Non je rigolais pas trop et j'aimerais énormément qu'on sorte ensemble pour toutes les raisons que j'ai dites et même celles que j'ai pas dites. Mais si tu veux pas je vais pas le prendre mal. Et te sens pas forcé par les ptits yeux hein ?"
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MessageSujet: Re: Luciel + (bring me back to life) Sam 17 Sep - 22:42



Il rit un peu, et tout de suite c'est beaucoup mieux. Après tout il a un joli rire, alors c'était plutôt dommage de le voir paniqué ou penaud ou gêné, ou quoi que ce soit qui n'était pas un rire ou un sourire. Le chasseur est beau. C'était plutôt nouveau, pour Luce, de regarder un mec et de se dire qu'il était beau, de se dire qu'il était attirant. Ça avait été très bizarre, au début, tant à admettre qu'à accepter -si, il y a une nuance entre les deux-. Et encore maintenant, il devait se battre plus que sérieusement avec les perfides idées que lui avaient insufflées son oncle et sa tante, qui revenaient semer leur poison de temps à autres, en lui répétant que ce n'était pas normal, pas naturel, et tant d'autres choses.

"C'est parce que toi, avec tes tatouages et tes cheveux dans tous les sens, t'as une gueule de badboy, de mauvaise fréquentation. Mais moi, j'ai rien de tout ça et en plus, j'ai les yeux de chiot battu enfermé dans un frigo toute son enfance. Ça marche à tous les coups, je te jure. Je peux te montrer si tu veux."

Luce fait une moue vaguement boudeuse. Il regrette presque d'avoir fait autant de tatouages, il aurait peut-être pu tenter les yeux d'animal battu lui aussi. Pas enfermé dans un frigo toute son enfance, parce que là c'était le regard d'un animal sous forme de surgelé Picard, et Luce doutait fortement du potentiel mignon d'un surgelé Picard. Sauf si la personne à qui on faisait ces yeux-là avait très faim. Mais du coup, il y avait plus de chances de se faire bouffer que de faire céder qui que ce soit, et là on partait dans des questions morales du type : est-ce que bouffer quelqu'un que l'on pense être un banal surgelé -enfin, Picard, donc pas banal, mais quand même surgelé- peut quand même être appelé du cannibalisme, ou non ? Bref, là n'était pas la question.

"T'es super beau, et j'ai un crush sur toi, et puis je suis grave touché que tu sois resté pour moi. C'est largement assez pour moi pour avoir une bonne raison de vouloir être ton mec."

Luce le dévisage un instant, il reste interdit. Il avait bien compris qu'il plaisait au chasseur, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le voir, pour ne pas voir les regards qu'il lui lançait, ou pour ne pas avoir remarqué ses multiples tentatives de drague plus ou moins lourdes -aveugle, sourd, et stupide dans le dernier cas-. Mais il ne s'attendait clairement pas à ce qu'il le lui balance comme ça, en sous-entendant une demande pour qu'ils sortent ensemble. Manque de confiance en lui, peut-être. Peut-être juste aussi parce qu'ils ne se connaissaient pas vraiment, que même si ils s'étaient croisés à de multiples reprises, ils ne connaissaient pas grand chose l'un de l'autre. Luce savait très bien que ça ne voulait pas dire que le bouclé l'aimait, parce qu'à part l'attirance, à part des moments en boîte plus ou moins étranges et plus ou moins dans de bons termes, à part une fuite ensemble dans la forêt, qu'avaient-ils partagés ? Pas tant de choses que ça. Alors il reste silencieux quelques secondes, sans doute quelques secondes de trop, parce que l'autre commence à s'agiter.

"Mais je rigolais hein. Enfin non. Non je rigolais pas trop et j'aimerais énormément qu'on sorte ensemble pour toutes les raisons que j'ai dites et même celles que j'ai pas dites. Mais si tu veux pas je vais pas le prendre mal. Et te sens pas forcé par les ptits yeux hein ?"

Luce lui pose un doigt sur les lèvres, sans rien dire, en regardant ailleurs.

"Chut. Laisse-moi deux secondes en silence."

Et ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il veut juste ces deux secondes-là pour analyser le délicieux frisson qui l'a parcouru, pour analyser son léger vertige curieusement planant. Sa dernière injection remonte à assez longtemps pour qu'il ne soit pas en train de planer, et assez récemment pour qu'il ne soit pas en manque, alors il sait que ça n'a rien à voir avec la drogue. Et sans réfléchir, parce que sinon les calomnies qu'on lui avait apprises allaient revenir, il se penche et dépose ses lèvres sur celles de Gabriel. Juste une seconde, pas plus, un très bref baiser.

"D'accord."
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