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Call of the Past [Dick Hopkins]

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Aset sefekh oui m Sam

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Yasmina Emerson
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MessageSujet: Call of the Past [Dick Hopkins] Mer 5 Avr - 15:34







Call of the Past
Dick Hopkins & Yasmina Emerson

Quelle magnifique journée s’offrait à nous. On était encore en hivers, mais les températures cette semaine furent douce et le soleil brillait haut et fort. Râ veillait sur le monde et annonçait le début du printemps. Aujourd’hui encore, il n’y avait pas de cours à tenir et les futurs examens ne commenceraient pas avant un mois. Bien que j’aimais enseigner l’histoires à mes étudiants, j’étais bien heureuse d’avoir un petit jour à moi. En plus, c’était la bonne occasion de me rendre au musée pour voir la dernière exposition. Elle était prévue pour toute la semaine, mais je ne pouvais venir que vers a fin de cette période, et même j’avais peur que mon travail ne m’empêche d’y jeter un coup d’œil. Fort heureusement, les dieux ont béni le service que je leur ai rendu et je pouvais donc m’y rendre.

L'exposition se portait sur les peuples antiques en Méditerranée qui se sont côtoyer et échanger à partir du Vème siècle avant J-C à l’apogée d’Athènes jusqu’à la fin de la dynastie Ptolémaïque. Il était donc tout naturel que je m’y rende pour voir les trésors du passé. J’aurais aimé que la période ciblée soit plus longue, allant de -1000 jusqu’à l’effondrement de Rome, mais on nous offrait déjà un très beau morceau d’histoire, alors je m’en contenterais. Je sortais donc avec un jean, des baskets et un petit haut jaune avec un sac en bandoulière pour me rendre au musée. Je m’assurais bien entendu que mon chez moi soit bien verrouiller, car j’avais toujours peur qu’un voleur ne tombe sur mes petits secrets.

Je ne mis pas beaucoup de temps pour m’y rendre. Avec ma voiture, il ne me fallait pas plus de trente minutes pour m’y rendre. En plus, la circulation était fluide, je ne trouvais aucun bouchon et la plupart des feux étaient verts. En attendant, je mis en route la radio pour m’occuper durant le voyage. Je tombais sur les infos en premier. Une petite blague donnait par le présentateur fit rire le studio, mais très vite, il changea radicalement pour parler d’un sujet bien pus sinistre :

Radio – Revenons à la triste nouvelle frappant notre ville s’agissant d’une série de meurtre. Cinq victimes retrouvaient dans les rues de Weirds Falls ont étaient sauvagement attaqué d’après une source des forces de l’ordre. La police est toujours en pleine enquête et semble pointer du doigt une bête sauvage échapper du zoo qui serait encore introuvable…

Yasmina – Une bête sauvage ? Que les dieux vous donnent raison. Mais il s’agit sans doute d’une bête du Douat qui s’est échapper dans notre monde.


Pour moi, il ne faisait aucun doute de l’identité de la chose. Les humains préféraient croire à quelque chose de simple comme une attaque de bête ou un simple accident, mais la réalité était toute autre. Le monde où nous vivons était un endroit où dieux et bêtes venaient se mêler parmi nous. Et bien que certains soient bénéfiques, d’autres ne voyaient en nous que des jouets. J’ai déjà croiser certains d’entre eux et leurs serviteurs, et croyez-moi qu’ils n’ont rien à voir avec les animaux du zoo.

Arrivé au musée fut facile, le plus difficile fut de se garer. Le parking était déjà plein et j’ai dus me garer à deux rues plus loin. Comme c’était la fin de l’exposition, la plupart des intéresser étaient déjà venu et donc, je ne croiserais pas grand monde aujourd’hui. Mais cela ne m’empêcha pas de devoir faire la queue pendant quinze minutes. Une bien longue attente alors qu’on se tenait juste à ‘entrée du musée. J’ai dus pour passer le temps, lire les affiches et banderoles et autres publicités qui nous entouraient. J’espérais que je ne passerais pas la journée entière à attendre comme ça, je voulais voir le plus possible en une journée. Fort heureusement, mon tour arriva enfin. Je lâchais un merci avec un sourire chaleureux et pressa le pas pour entrer enfin dans la première salle d’exposition.

Yasmina – La Grèce et ses colonies. Lisais-je sur le panneau d’inscription sur le mur.

La salle était immense. Une longue salle rectangulaire sur deux niveaux, avec des colonnes doriques faisant le tour et un pont en pierre la traversant. Les œuvres exposer se trouvaient derrières des vitrines aux murs, ou bien sur des piédestaux protégés au centre. On pouvait y voir également des gravures sur le sommet des colonnes et des murs qui représentaient un masque de gorgone et des représentation théâtrale. Je m’approchais du premier objet exposer. Il s’agissait d’une reconstitution d’une ville portuaire en Espagne selon l’écriteau. On n’y voyait bien les différents quartiers, entre ceux des artisans, des ouvriers et les temples. C’était incroyable de voir à quelle point ces villes prospères étaient si petite comparer aux métropoles actuels.


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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Sam 8 Avr - 20:28



Call of the past


Dick Hopkins Δ Yasmina Emerson


“ Scent of the pine, you know how I feel. Freedom is mine and you know how I feel. It's a new dawn, it's a new day, it's a new life for me, and I'm feeling goood ! ”


Weird Falls s'était avérée être une bien étrange ville, loin de tout ce que j'avais pu imaginer à son propos et ce malgré son nom on ne peut plus explicite. Et pourtant, Dieu sait que j'avais visité de nombreuses cités dans de nombreux pays, cela sur différents continents. En fait ce n'était pas tant le lieu en soit qui était spécial, mais plutôt ses habitants, ou du moins une partie de ses habitants. Pour une poignée d'entre eux ils agissaient d'une manière coupable, comme s'ils avaient quelque chose à cacher. Un squelette au fond de leur placard. Croyez-moi, c'était quelque chose que je savais bien repérer, après tout j'étais devenu un expert en la matière. Mais était-ce une mauvaise chose après tout ? La différence était loin d'être dérangeante pour moi. Après tout, je n'avais moi même jamais appartenu à la conformité, si tant est qu'on puisse en définir une particulière. Je n'avais jamais eu de parents et les rares prétendants à ce rôle avaient tous fini par m'abandonner, sans parler de ceux qui n'avaient vu en moi qu'un objet sur lequel évacuer colère et frustration. Tout cela avait été la vie de Jason O'Neal, nom que je n'avais plus porté depuis mes 12 ans et que j'aurais préféré oublier. J'étais devenu l'un des meilleurs faussaires de l'époque, ce qui m'avait obligé à emprunter de nombreuses identités, de nombreux noms. Et Dick Hopkins était de loin celui qui me ressemblait le plus, celui que j'appréciais être. Après tout cela avait été mon but en arrivant à Weird Falls : retrouver un semblant de normalité et de stabilité dans ma vie, pour quelques temps tout du moins. Parce qu'on ne peut changer ce qu'on est et que mon addiction à l'adrénaline était bien trop importante pour être mise de côté.

Mais peu importe toutes les vies que je m'étais attribuées, la constante avait toujours été mon amour pour l'art et la culture. C'est pour cette raison que, sac à dos pendu au bras et un comics entre les doigts, j'étais en route pour la grande exposition que j'avais repérée quelques mois auparavant. C'était quelque chose de vraiment grandiose et cela se passait à Weird Falls, une chance que je devais saisir même si, en soi, la distance ne me posait jamais de problème pour étancher ma soif de connaissances. J'avais décidé de m'y rendre en bus, me doutant que ce serait trop difficile de stationner en voiture même si j'avais choisi l'une des heures les plus creuses. Après tout ce n'était pas bien loin de mon loft, juste le temps de lire le tout dernier Nightwing, fraichement édité, dont l'action principale se déroulait à l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud, en France. J'avais eu la chance de visiter ce lieu un couple d'années auparavant, la référence m'avait donc fait sourire.

J'arrivai bientôt à destination et comme je l'avais prédit les voitures avaient du mal à circuler. Mais si j'avais échappé aux galères des embouteillages, ce ne fut pas le cas pour la file d'attente où j'attendis une bonne dizaine de minutes, cela dit l'exposition en valait vraiment la peine. Mes yeux se mirent à briller dès que je passai les portes. Une quantité étouffante de gravures, reliques et autres œuvres d'arts datant pour certaines du Vème siècle avant J-C avaient été rassemblées, importées de plusieurs pays d'Europe. Bien que ce ne soit pas la période qui m'inspirait le plus cela restait un véritable morceau d'histoire qui s'étendait autour de moi, comme un instant du passé pris au piège dans cette véritable cellule temporelle. J'avais eu la chance de voir certaines d'entre elles dans leur pays d'origine, pour d'autres j'en avais vu des reconstitutions ; mais pour la majorité d'entre elles je les découvrais pour la première fois en vrai et il n'y avait rien de plus beau. Je m'attardai principalement sur les peintures, naturellement, étudiant pour chaque toile la technique unique et hypnotisante de l'auteur, imaginant comment les reproduire à mon tour à l'aide de mes outils. Il était sûr que j'en peindrais certaines dès mon retour, juste pour le plaisir. Cela dit la totalité des composants de cette exposition attirait ma curiosité ; je prenais soin d'enregistrer chaque information de chaque œuvre sur mon chemin, oubliant bien vite le monde qui était autour de moi. C'est de cette manière que, en voulant m'approcher davantage de la fiche d'une reconstitution, je bousculai une personne sur mon passage.

- Oh pardon, soufflais-je dans la gêne. Mais le malaise se métamorphosa instantanément en surprise en voyant le visage de la personne que je venais de bousculer. Mme Emerson ??

J'avais au fil des années tenu à poursuivre mes études même au niveau supérieur et Mme Emerson avait été ma professeure d'histoire durant ma dernière année d'arts, où j'excellais bien que pour l'aspect pratique je devais restreindre mes capacités afin d'endormir tout soupçon. Mais malgré les deux ou trois années que j'avais passées sans étudier, j'avais tout de même des années d'avance sur les plus jeunes de ma promo. Et si la plupart des gens avaient tendance à m'apprécier, certains étaient en quelque sorte jaloux et ne se privaient pas pour le démontrer en cherchant à se moquer ou me pourrir la vie. C'était l'un des nombreux aspects négatifs au fait d'être un surdoué mais que l'on oubliait bien trop souvent. Quoi qu'il en soit j'avais depuis décroché ce diplôme haut la main et Mme Emerson faisait partie des professeurs que je regretterais. Elle était vraiment passionnée par ce qu'elle enseignait et cela se ressentait au travers de ses cours. Alors étant moi même toujours ouvert à toute nouvelle connaissance culturelle, l'avoir en tant que professeur m'avait été très bénéfique et agréable, je lui en étais vraiment reconnaissant.

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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Dim 9 Avr - 17:31







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Quand on parle des cités grecques et de leurs colonies, beaucoup pensent au pays actuel comme leur seul territoire. Peu de gens à qui j’ai pu en parler, savaient que la réalité était tout autre. Les Grecs étaient un peuple conquérant qui contrôlaient la mère méditerranée. Ils avaient établi des villes portuaires tout le long des côtes de la mer, allant jusqu’au détroit de Gibraltar, car selon leur croyance, au-delà, c’était le bout du monde. Peu de gens semblaient savoir qu’ils avaient bâti des colonies jusqu’en Espagne et en Affrique du Nord. Malheureusement, il s’agissait aussi d’une civilisation instable. Chaque cité était une cité-état qui se faisait la guerre, et leurs colonies qui revendiquaient leur indépendance n’arrangeaient rien. Je suis sûr que si toutes ces cités étaient unies à cette époque sous la même bannière bien avant Alexandre le Grand, alors ils auraient formé le plus puissant et le plus grand empire du monde et ce dernier n’aurait sans doute pas le même visage qu’aujourd’hui.

Alors que j’allais m’en aller pour voir la suite, quelqu’un vint me bousculer par mésaventure. Je m’étais retourner sans trop faire attention et voilà que je heurtais un inconnu. Ce dernier se confondit en excuse pour cette maladresse.

Dick - Oh pardon. Mme Emerson ??

Le visage de ce jeune homme me troublait. D’autant plus que lui semblait me connaître. Des cheveux bruns un peu sauvages et de beaux yeux bleus… Je ne mis pas longtemps à le reconnaitre. En réalité, je me rappelais de tous mes étudiants. Surtout ceux du même genre que ce jeune garçon. Un esprit brillant et doué qui mériterait une très bonne place dans ce monde. Je me mis à lui sourire, manifestant un plaisir de revoir ce visage familier.

Yasmina - Monsieur Dick Hopkins. Quel plaisir de vous revoir.

Il s’agissait d’un ancien élève qui profita de mes cours seulement à la fin de son cycle. Mais durant ces dernières années, il sut montrer toute l'étendue de son potentiel malgré son très jeune âge. Et son goût pour la culture et l’histoire était une joie à observer. Je l’aurais bien vu devenir professeur, avoir une chair, ou bien chercheur si ce n’était archéologue même. J’ai même imaginé qu’un jour, il pourrait avoir un très bon métier auprès des « Enfants d’Isis ». Un tel potentiel méritait d’être utilisé pour des œuvres grandes. Mais je me verrais mal de lui parler d’un groupe religieux de magiciens. Par contre, après ses études, je n’eus plus de nouvelles de lui. Je me demande donc ceux qu’il devenait.

Yasmina - Alors, vous êtes venu voir l'exposition. Cela m'étonne pas, vous êtes un vrai amoureux de la culture. Alors dites-moi, que devenez-vous donc monsieur Hopkins ?

Je m’attendais bien sûr à ceux qu’il ne soit pas encore spécialisé dans un domaine où qu’il soit dans la vente. Mais il était fort possible qu’il soit réussi à rejoindre une école prestigieuse et qu’il soit une fierté pour les enseignants. Il serait stupide d’ailleurs que ces derniers refusent la candidature d’un élève de haut niveau. Sinon ils ne connaissaient pas leur métier. Je me mis donc à écouter mon ancien élève, curieuse de savoir ceux qu’il devenait maintenant. C’était vraiment une très bonne journée.


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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Mar 2 Mai - 0:44



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“ Scent of the pine, you know how I feel. Freedom is mine and you know how I feel. It's a new dawn, it's a new day, it's a new life for me, and I'm feeling goood ! ”


Si j'étais surpris de tomber sur Mme Emerson ici, je n'en étais pas pour autant étonné. Elle était grandement fascinée par cette forme d'art, principalement provenant de l'époque sur laquelle portait cette exposition. Cela se ressentait dans sa manière d'en parler, de transmettre son savoir. C'est pourquoi j'appréciais tant participer à ses cours, et bien même si j'avais quelque fois dû en louper quelques heures... La vie de faussaire pouvait assez vite devenir prenante à vrai dire.  

- Monsieur Dick Hopkins. Quel plaisir de vous revoir, s'enquit mon ancienne professeure, toujours aussi souriante.

Je lui adressai à mon tour un sourire amical, très avenant par nature. Le plaisir est partagé, répondis-je alors avec sincérité. Bien qu'indépendant depuis la naissance, j'appréciais tout de même les contacts sociaux, la chaleur humaine. Même si certains trouvaient à redire sur mon comportement, il se trouve que je mettais un point d'honneur à être toujours très courtois et accueillant. Cela ne coûtait rien mais apportait beaucoup, de plus la vie ainsi était bien plus agréable à mon goût. Or il se trouvait justement que j'avais besoin de donner un peu de couleur à ma vie lorsque j'en avais l'occasion.

- Alors, vous êtes venu voir l'exposition. Cela m'étonne pas, vous êtes un vrai amoureux de la culture. Alors dites-moi, que devenez-vous donc monsieur Hopkins ?, enchainait-elle rapidement.

- Et bien je continue à travailler au journal, je suis toujours graphiste, commençais-je à expliquer. Cela me convient bien pour le moment vous savez, je ne pense pas être fait pour de grandes choses. A moins que l'occasion ne se présente.

Il est vrai que je ne souhaitais pas particulièrement évoluer dans ce domaine. Après tout, si j'avais passé ce diplôme déjà très prestigieux, c'était avant tout par plaisir. J'avais pensé à une période à devenir conseiller en matière de vols d'œuvres d'art, ou encore restaurateur pour travailler sur des objets très anciens et très rares, de grande valeur. J'avais même quelques fois imaginé enseigner. Mais finalement l'art restait pour moi un sujet qui me passionnait, et même qui était devenu pour moi aussi important que l'oxygène que je respirais. Ce n'était pas un domaine sur lequel je voulais lancer une carrière professionnelle, et me conformer à une société de consommation dans laquelle elle perdait toutes ses valeurs. Et puis, pour se faire une place officiellement dans ce monde, il fallait se battre. C'était un monde de requins, plein de manipulateurs et de profiteurs. Il fallait avoir du caractère et un tempérament bien marqués pour ne pas se faire manger, ce qui était loin de correspondre à ma personne. Disons que j'étais bien plus dominé que dominant... Il suffisait de voir comment il était facile pour les criminels qui connaissaient mon talent d'obtenir ce qu'ils voulaient de moi... De toute façon, je n'avais pas besoin d'argent, j'en avais déjà accumulé assez et je pouvais en gagner bien plus encore. Non, tout ceci devait rester, à mes yeux, un petit sanctuaire de paix, une sorte de petit jardin secret à cultiver. Les grandes choses, et bien je les réalisais déjà à titre officieux, en étant le faussaire le pus recherché du moment. Fait que, bien sûr, Mme Emerson ne savait pas et ne devait pas apprendre.

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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Mer 3 Mai - 16:01







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Dick - Et bien je continue à travailler au journal, je suis toujours graphiste. Cela me convient bien pour le moment vous savez, je ne pense pas être fait pour de grandes choses. A moins que l'occasion ne se présente.
Yasmina - Ne soyez pas si modeste. Vous pouvez devenir qui vous voulez, vous en avez les capacités.

Évidemment, quand je disais cela, je pensais plus à des métiers qui faisaient rêver tout le monde. Ou bien quelque chose d’honorable. Je le disais, je le voyais bien se lancer dans l’art, ou l’histoire et devenir une référence dans ce domaine. De ses mains, il pouvait concevoir de merveilleuses choses. Mais j’avais comme le sentiment qu’il manquait de confiance en lui, que le jeune Hopkins avait besoin d’encouragement pour accomplir ses objectifs et d’être également rassuré. C’était ce que je m’efforçais de faire pour chacun de mes élèves, car la vie était difficile et on avait besoin de s’entre aider pour réussir.

Yasmina - Mais le métier de Graphiste est quelque chose de magnifique. Cela doit vous permettre d'exprimer votre fibre artistique.

Il n’y avait pas de sous-métier comme on disait, chacun avait une importance utile à la société, qui établissait l’Ordre du monde. Enfin, presque tous, mais je ne partirais pas dans un débat là-dessus. J’étais plus concentré sur mon ancien élève et ce qu’il avait à raconter. De plus, je préférais qu’un simple humain racontait la sienne, plutôt que moi parlant de mes cours et de mes rituels. A part pour mes coreligionnaires, qui me comprendrait ? Cela n’avait aucune importance de toute façon. Bras croisé, j’écoutais Dick lorsque mon regard se pose sur une statue exposée au fond de la salle, juste avant que le couloir se sépare en deux sections.

Yasmina - Tenez, regardez donc la statue qui se trouve là-bas. Faites-en une description je vous prie.

Je le lui demandais sur un ton un peu enjoué comme si cela était un jeu. Et c’était sans doute le cas. Je ne cherchais pas à ennuyer Hopkins, juste à prouver ce que je disais, qu’il avait les capacités nécessaires pour faire de grande chose et qu’il se sous-estimait. Mais je le promettais devant les dieux, je ne continuerais pas en suite ce petit « test », pour ne pas le mettre davantage mal à l’aise. Je restais donc là, souriante, attendant sa réponse, tout en sachant d’avance qu’elle serait juste. Et cela me fera plaisir de poursuivre la visite avec un connaisseur pour me tenir compagnie, enfin, si cela ne le dérangerait pas. Hors de question de lui forcer la main bien entendu.

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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Lun 15 Mai - 0:12



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Peut-être n'avais-je pas confiance en moi, il n'empêche que j'avais amplement confiance en ce que je faisais. J'étais loin d'avoir le courage ou la force de Lucas par exemple, j'étais plus facilement dominé que dominant, mais si une chose était sûre c'est que je savais ce que je faisais, et par dessus tout, je connaissais la limite à mon talent. Je suppose que c'est ce qui me différenciait de la plupart des autres faussaires, qui faisait que je ne m'étais jamais fait prendre. Lorsqu'il s'agissait de peindre, de reproduire une œuvre ou même d'en créer une originale, je n'avais aucune hésitation. C'était comme si le dessin était un second langage pour moi, une langue maternelle ; j'avais beaucoup plus de facilités à m'exprimer avec des pinceaux qu'avec des mots. Seulement pour moi, Dick Hopkins n'était rien d'autre qu'un froussard, un nom qui ne pourrait en aucun cas sortir de l'anonymat. Et je ne voulais pas qu'il en sorte après tout. Les gens ne devaient connaître ni Dick Hopkins, ni Jason O'Neal. Je gagnais à être oublié, j'étais plutôt un solitaire de caractère principalement à cause de mon passé. De toute manière, je n'avais pas vraiment les mêmes centres d'intérêt que les autres gens de mon âge. Nos problèmes et hobbies étaient totalement différents ; après tour j'avais dû grandir bien trop vite à cause de ce que j'avais vécu dans ces familles d'accueil, de ma fugue et du fait que je sois ce qu'on appelle un "surdoué". Pour "J.", cependant, ou le Gentleman Cambrioleur comme se plaisait à m'appeler la presse certaines fois -bien que je trouve que cela fasse trop cliché-, le faussaire, lui avait déjà sa réputation. Une réputation grâce à laquelle je vivais royalement.

Pourtant, Mme. Emerson persistait à dire que j'avais réellement ma place dans ce milieu. A visage découvert je veux dire. Elle voulait sincèrement croire en moi et en ce que je pouvais faire, elle m'avait toujours poussé à aller plus loin dans mes travaux, dans mes recherches. Tout comme elle était toujours derrière tous ses élèves, du moins ceux qui en valaient la peine. Et c'était dans ces moments là que je reconsidérais le fait de conserver une identité fixe, Dick Hopkins en l'occurrence étant donné que c'était sa finalité originale, et de me lancer dans une carrière artistique réelle et légale.  

- Tenez, regardez donc la statue qui se trouve là-bas. Faites-en une description je vous prie.

Je souriais à l'enjouement de mon ancienne professeure. Sa jovialité faisait toujours plaisir à voir, tout autant que son entêtement. Je savais que si je ne faisais pas ce qu'elle voulait de moi à cet instant elle ne lâcherait pas l'affaire. Ce n'était pas une critique, bien au contraire cela m'amusait. Elle savait toujours comment prouver son point, comment donner la motivation nécessaire aux gens.

- Et bien, c'est une statue en ronde-bosse, sculptée dans le marbre. C'est la représentation d'un athlète, ce qui rappelle un peu le style de Myron d'ailleurs, sans doute une inspiration. On retrouve beaucoup d'éléments de la période classique, ce qui nous pousserait à la dater vers le Vème siècle avant JC. Mais je doute qu'elle ait été offerte en offrande aux dieux. Elle ressemble plus à une sculpture d'ornement, ce qui est inhabituel pour cette période. D'ailleurs on commence à voir l'influence hellénistique dans la technique du sculpteur. C'est pour ça que je pense plutôt qu'elle date de la fin du IVème voire du début du IIIème siècle av JC , commençais-je vivement mon analyse.

- En revanche si on regarde la jambe de l'athlète on voit que les inclusions d'oxydes métalliques du marbre utilisé commencent juste à se désolidariser. Le marbre utilisé par les sculpteurs de cette époque n'aurait jamais eu ce problème et puis le phénomène commence juste. C'en est une fausse. La personne qui l'a réalisée a fait un travail remarquable...

Je ne pus m'empêcher de faire cette dernière remarque, tout simplement parce que je le pensais vraiment. Après tout, j'avais un grand respect pour mes confrères faussaires. Je connaissais beaucoup d'entre eux, leurs techniques, leur style. Leur signature. Je pouvais la plupart du temps identifier les plus grands auteurs de contrefaçons, ceci dit en l'occurrence je n'avais aucune idée de qui avait pu réaliser un travail si propre et précis, ce qui donnait alors une nouvelle dimension à l'œuvre, la rendant encore plus fascinante.


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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Lun 15 Mai - 19:37







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J’attendais avec impatiente la présentation de Dick Hopkins. Je m’attendais à quelque chose d’impressionnant, ou du moins qui démontrait bien ses talents. Et à la vue de son expression, cela devait lui plaire. Nous nous échangions nos sourires avant d’entre l’expert se prononçais sur la statue.

Dick - Et bien, c'est une statue en ronde-bosse, sculptée dans le marbre. C'est la représentation d'un athlète, ce qui rappelle un peu le style de Myron d'ailleurs, sans doute une inspiration. On retrouve beaucoup d'éléments de la période classique, ce qui nous pousserait à la dater vers le Vème siècle avant JC. Mais je doute qu'elle ait été offerte en offrande aux dieux. Elle ressemble plus à une sculpture d'ornement, ce qui est inhabituel pour cette période. D'ailleurs on commence à voir l'influence hellénistique dans la technique du sculpteur. C'est pour ça que je pense plutôt qu'elle date de la fin du IVème voire du début du IIIème siècle av JC

Impressionnant. J’acquiesçais de la tête à chaque détail qu’il énumérait. N’étant pas aussi forte que lui en art, je ne me permettais pas de faire la moindre remarque, par contre l’histoire que je savais sur ce peuple me consentait de certifier la datation des éléments dites. Il présentait cela avec tant de détail, ne restant pas seulement sur le superficiel de l’œuvre, c’était fascinant.

Dick - En revanche si on regarde la jambe de l'athlète on voit que les inclusions d'oxydes métalliques du marbre utilisé commencent juste à se désolidariser. Le marbre utilisé par les sculpteurs de cette époque n'aurait jamais eu ce problème et puis le phénomène commence juste. C'en est une fausse. La personne qui l'a réalisée a fait un travail remarquable...


Mes yeux s’écarquillèrent à cette annonce. Qui ne serait pas surprit en attendant ça ? Il démontra à quel point ses connaissances furent de haut niveau, surtout en démontrant qu’une œuvre était une fausse. D’ordinaire, la plupart des gens prennent pour les œuvres exposés pour des pièces authentiques, alors qu’ils ne s’agissaient de copies seulement pour protégé les vraies. On faisait cela dans tous les musées du monde. Parfois même des experts pouvaient se laisser dupé par ce genre de chose. J’avais une de ses envies d’applaudir pour son analyse qui me paraissait parfaite. Je voulais prouver de quoi il était capable, c’était chose faite à présent.

Yasmina - Bravo monsieur Hopkins. Vous avez un réel talent. Il est vrai que les musées utilisent des copies lors d’expositions pour mettre à l’abris leurs artefacts. Ce sont rarement les originaux, contrairement à ce que l’on peut voir dans les films.

Les bras croisés, je regardais la statue que Dick Hopkins venait de présenter. En effet, la ressemblance était bluffante. On pourrait vraiment croire qu’elle fut tirée d’un temple ou d’une place publique pour être menée directement ici. Cela me rappelait le musée du Caire où on pouvait voir une statue grandeur nature d’Osiris. Une copie également, mais que beaucoup ont cru authentique. Il eut même une tentative de vol, mais un des nôtres à su le faire changer d’avis. Le reste de l’exposition devait être aussi magnifique. Me retournant vers Dick, je lui demandais ?

Yasmina – Avez-vous vue le reste de l’exposition monsieur Hopkins ?

C’était un peu une proposition de terminé la visite ensemble. Ce serait agréable d’être accompagné par quelqu’un ayant une grande connaissance de l’art et avec qui bavarder en toute amitié. Cela permettrait aussi de se rappeler du vieux temps. Mais s’il avait déjà terminé, ou bien avait d’autres obligations, je me montrerais compréhensive.

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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Mer 24 Mai - 19:10



Call of the past


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“ Scent of the pine, you know how I feel. Freedom is mine and you know how I feel. It's a new dawn, it's a new day, it's a new life for me, and I'm feeling goood ! ”


J'écoutais mon ancienne professeure avec toujours autant d'intérêt que lorsque je suivais ses cours, ne pouvant qu'acquiescer ses dires. Effectivement, il était très souvent nécessaire d'exposer des fausses œuvres lors d'expositions afin de préserver les originales. La plupart du temps, les œuvres de grande valeur étaient anciennes, rien que la lumière risquait de les abimer, tout comme cela avait été le cas pour certaines grottes datant de la préhistoire. Bien évidemment une infinité d'autres variables étaient tout autant à prendre en compte, comme la pression de la foule, l'air, le risque de dégradation volontaire ou involontaire de la part du publique. Et mon préféré, le risque de vols.... Bien évidemment je n'aurais aucun intérêt à voler une œuvre lors d'une exposition, et bien sauf si les exposants avaient des choses à cacher. J'avais tout de même un minimum de respect pour les gens honnêtes. Je ne dérobais que des biens volés longtemps auparavant à d'autres personnes dans le but premier de les restituer, ou alors à de mauvaises personnes, par plaisir principalement. Après tout, dans mon esprit je faisais quelque chose de juste et bien que ce soit illégal c'était pour la bonne cause. Comme les nombreux dons anonymes que recevaient régulièrement les œuvres caritatives, ou même mes petites économies que je remplissais... Ca va, qui n'en profiterait pas un petit peu après tout ? Tout cela pour dire, si les œuvres n'étaient pas les originales dans les musées, il n'empêche que pour moi elles n'en étaient pas moins des œuvres. Certes elles ne témoignaient pas le la créativité ou de la personnalité de l'auteur, bien qu'en cherchant bien tout faussaire avait sa petite habitude, mais elles démontraient davantage le talent et la technique approfondie. Bien plus que pour les artistes originaux. C'est pourquoi j'étais réellement fasciné par ce versant de l'art et que j'admirais toujours le talent de mes homologues.

- Avez-vous vue le reste de l’exposition monsieur Hopkins ?

Il ne fallait clairement pas être un génie pour comprendre qu'il s'agissait ici d'une proposition pour voir le reste de l'exposition ensembles. Et bien, je n'avais rien contre un peu de compagnie, surtout lorsqu'il s'agissait d'une compagnie agréable. C'était vraiment plaisant de parcourir les siècles aux côtés d'une personne remplie de connaissances. Surtout qu'à propos de cette période en particulier Mme Emerson avait clairement plus de connaissances que moi, ce serait vraiment enrichissant. C'est pourquoi j'approuvai la proposition, un large sourire aux lèvres et que nous partîmes en direction des autres vitrines aux alentours.

C'est une bonne vingtaine de minutes après que nous nous approchions de trois petites statuettes en forme de lion, probablement offertes à un quelconque Dieu dans un temple. Je m'apprêtais justement à faire un commentaire à propos du magnifique chef-d'œuvre de Protogène exposé juste à côté, un tableau dont l'extrême minutie par rapport aux outils de l'époque me laissait perplexe, quand finalement un bruit assourdissant résonna dans toute la pièce, provoquant mon cœur à rater un battement dans la surprise.

- C'était quoi ça ?, soufflais-je rapidement en direction de Mme Emerson...

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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Jeu 25 Mai - 14:07







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Ce fut avec la plus grande joie que nous poursuivions la visite ensemble. Deux grands connaisseurs, pas dans les mêmes domaines exacts, mais qui pouvaient justement échanger des propos sur leur univers et apprendre l’un de l’autre. Il n’y avait rien de mieux. Nous traversions les salles devant de nombreuses reliques du passé qui nous firent voyager dans le temps et qui refermaient chacune de grands secrets pouvant émerveillé n’importe qui. Il y avait tellement de choses exposées ici, qu’il me serait difficile d’en faire une liste. Tel le trésor d’un pharaon, les richesses ici était innombrable. Mais je me souvins d’armes en bronze et fer de Grèce et de Rome, d’ustensiles de cuisine trouvé au sud de la France, fait en terre cuite. Ou des statues de marbre représentant aussi bien des dieux, que des rois. Mais le plus frappant fut ces trois adorables lions pétrifiés. À côté se trouvait un œuvre reconstitué de Protogène. Ces lions devaient être consacrés au temple de Rhodes, à Hélios sans doute. Mais monsieur Hopkins me fit un incroyable exposé sur cet homme. Ses paroles furent comme remplies de magie, ses mots redonnaient vie au passé et me firent voir l’artiste antique à l’œuvre. Je dévorais ses paroles avec plaisir.

Soudain, une explosion sourde résonna dans toute la pièce et le bâtiment se mit à trembler. Par réflexe, je m’étais accroupi, protégeant mes oreilles avec mes mains. Quand le bruit de l’explosion et la secousse furent passés, je me relevais doucement. Des gens criaient et couraient dans tous les sens. Mais que se passait-il ? On attaquait le musée ? L’alarme ne s’était même pas déclenchée, mais les hurlements des visiteurs suffisaient à alerter tout le musée.

Dick - C'était quoi ça ?
Yasmina - Je n'en ai aucune idée. Un accident ? Ou une attaque peut-être.

Était-il possible qu’une créature démoniaque de Seth se soit échapper et viendrait s’en prendre à ce musée ? Non impossible, pourquoi le dieu de la destruction viendrait jusqu’ici pour commettre ses méfaits ? il préférerait sans doute rester en Egypte, lutté contre les prêtres et où son principal pouvoir se trouvait. Mais ici, sa sœur et ennemie Isis était affaiblie et donc, cela pouvait l’intéresser de se rendre à Weird Falls pour rependre sa domination. Mais avant de conclure qu’un dieu maléfique attaquait, il valait mieux voir ce qu’il se passait. Soudain, toutes les grilles et les portes se sont fermé et verrouillé, nous enfermant comme des rats dans un piège. Monstres, serviteurs, dieux ou humains fous, rien de tout cela ne présageait rien de bon.

Yasmina - On est piégé ici. Mais il doit y avoir une autre sortie quelque part, nous devons rester ensemble.

Facile à dire, avec cette foule paniquait qui courrait dans tous les sens. Une voie se fit entendre, demandant à tout le monde de garder son calme et que les secours allaient arriver. J’aurais aimé avoir une de mes potions ou objet enchanté sur moi, quelque chose pour combattre le mal qui approchait. C’est alors qu’un groupe d’individus fit son entrée. Vêtu comme un commando, ou quelque chose s’y approchant. Ils avaient de gros sacs sur le dos, des lunettes nocturnes, on dirait et du matériel. Des pilleurs ! Une des plus grandes plaies d’Egypte.

Voleur - Medames, messieurs, gardez votre calme, tout se passera bien. Haha.
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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Dim 18 Juin - 18:22



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“ Scent of the pine, you know how I feel. Freedom is mine and you know how I feel. It's a new dawn, it's a new day, it's a new life for me, and I'm feeling goood ! ”


Tout se déroula bien trop vite après la détonation si bien que tout me sembla comme un tourbillon de flous incontrôlés dont je ne suivais pas le sens. Tout ce que je savais, c'est que les issues avaient été condamnées, verrouillées fermées de manière à ce qu'il soit impossible de les franchir. Un piège potentiellement mortel, voilà en quoi s'était transformé le musée. J'étais vaguement au courant de Mme Emerson me demandant de rester ensembles et je ne pus qu'hocher la tête, approbateur. Je me réfugiai derrière un petit présentoir au centre de la pièce de manière à éviter le mouvement de la foule paniquée, non pas parce que je faisais preuve de plus de sang-froid mais parce que j'étais plus familier avec ces situations. Non pas que j'aurais pu en causer, loin de là cette idée qui défiait tous mes principes, mais parce que le monde dans lequel je vivais n'était pas exactement tout blanc... Enfin, un petit commando d’hommes armés jusqu’aux dents fit irruption dans la salle d’exposition et à la vue des fusils dans leurs mains un frisson de crainte remonta le long de ma colonne vertébrale tandis que je restais pétrifié. J’avais toujours détesté les armes à feu, jusqu’à en développer une grande peur. J’avais trop souvent été témoin des dégâts que ces engins pouvaient causer, volontairement ou non. J’avais été menacé, j’avais vu couler le sang et la mort frapper. Alors non, il ne m’était pas possible de rester calme face à ces maudits objets. Le premier, très certainement le chef de la bande à sa posture, ouvrit finalement le feu sur le plafond avant de crier, semblant parfaitement s’amuser.

- Mesdames, messieurs, gardez votre calme, tout se passera bien. Haha.

Qu’est-ce que c’était que ce cirque ? Il était sérieux ? Il se croyait vraiment dans un film, celui-ci. Quelle était cette mauvaise imitation du Joker ? Ouais c’est ça, ce vieux fou me rappelait ce clown psychopathe dans sa manière d’agir, ce qui n’était pas fait pour rassurer.

Un deuxième homme prit soudainement la parole, très certainement la brute du groupe. Il y avait toujours la brute du groupe dans ce genre de bandes.

- Tout le monde à terre ! Le premier qui joue au héros j’le dézingue ! Croyez-moi on sait c’qu’on fait, nous sommes « J. », le Gentleman Cambrioleur, jamais arrêtés et c’est pas aujourd’hui que ça changera !, annonça le gros calibre encore plus fou que le chef, sans doute dans une tentative d’intimidation.

Mais en réalité, ce fut plutôt un coup de fouet dans mon cas.

- Non mais je rêve soufflais-je incrédule dans ma barbe, inaudible aux oreilles de Mme Emerson.

Pourquoi de toutes les identités ces idiots avaient choisi la mienne ? Pourquoi entachaient-ils mon nom comme ça ? Mon identité ? Si je disais que cela ne me mettait pas en colère ce serait un horrible mensonge. A vrai dire je bouillais intérieurement, me demandant combien de temps cela faisait qu’on salissait ma réputation sans que je n’en sache rien. Outre mon amour propre, après tout c’était aussi tout ce que j’avais, mon côté faussaire avait été la seule constante pour toutes les identités que j’avais pu me fabriquer durant ma nouvelle vie, c’était qui j’étais vraiment, ce à quoi je me raccrochais pour ne pas me perdre... Et voilà que même ce petit jardin secret risquait de m’être dérobé. Je regardai finalement Mme Emerson dans la panique.

- Ils mentent ! Vous ne verrez jamais heu… « J »…  tenir une arme. En fait, vous ne le verrez jamais tout court., dis-je outré pour prouver mon point.

Je regardai une fois de plus les hommes armés tandis qu’ils s’activaient pour prendre sur les présentoirs les différentes œuvres et cela me fendit le cœur le peu d’attention qu’ils portaient à ces pièces historiques, pour la plupart datant de plusieurs centaines d’années avant JC. Il n’y avait que l’argent qui puisse pousser l’homme à une telle destruction. J’eus du mal à me retenir de leur crier instinctivement de faire plus attention – et de prendre un autre nom par la même occasion – mais cela aurait seulement été un bon moyen pour se prendre une balle dans la tête. Il faudrait trouver autre chose pour mettre un terme à ce massacre.

- Ce sont des amateurs, notais-je avec une grimace, me sentant insulté. Ce qui est plutôt mauvais signe…

Effectivement, cela sautait aux yeux que les cambrioleurs n’avaient aucune stratégie en la matière, qu’ils n’étaient que des gorilles armés jusqu’aux dents et se pensant tout permis, probablement après avoir vu trop de films de gangsters. Ils attaquaient un musée en pleine journée, avec de la foule, et instauraient un climat de panique, toutes les choses à ne pas faire. Même dans leur manière d’agir, de marcher, c’était visible. Dieu, ils ne savaient probablement même pas ce qu’ils dérobaient ! Mais comme je venais de le souligner, cela ne faisait que les rendre d’autant plus dangereux. Ils pourraient facilement paniquer, ne pas savoir gérer les situations, perdre leur sang-froid. Un accident se serait très vite passé. Mais peu importe, j’avais décidé que ces imposteurs ne s’en tireraient pas comme ça, pas après avoir osé me voler mon identité. Ils seraient arrêtés, je ferais tout pour. J’avais seulement besoin d’une petite ouverture à un moment ou un autre qui me permettrait d’échapper à leur vigilance. Mais c’était pour plus tard parce qu’à ce moment même la brute entreprenait de dévaliser le présentoir derrière lequel j’étais réfugié alors que je le fusillai du regard…



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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Lun 19 Juin - 13:30







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Jamais de ma vie, je n’aurais cru me retrouver dans une attaque de musée, en plein jour en plus. Ces maudits pilleurs mériteraient une punition exemplaire. Dans le groupe, le plus baraqué s’avança, son arme en main, vers nous pour exiger le silence. Voilà une bande de voleurs très stéréotypée. Il ne manquerait plus qu’un super-héros pulvérise une vitre et les mette hors d’état de nuire avec des coups-de-poing et des éclairs.

Baraqué - Tout le monde à terre ! Le premier qui joue au héros j’le dézingue ! Croyez-moi on sait c’qu’on fait, nous sommes « J. », le Gentleman Cambrioleur, jamais arrêtés et c’est pas aujourd’hui que ça changera !

Dans l’ancien temps, les pilleurs étaient punis de mort. Notre ordre descendait des prêtres qui veillaient sur les tombes et les trésors. Et si jamais un voleur était pris la main dans le sac, alors il devra affronter la puissance du clergé égyptien. Oui, les anciens prêtres avaient de grands pouvoirs à l’époque, que je n’ai plus. De quoi faire saliver Rick Riordan, cet homme qui a pillé notre héritage pour ses œuvres de fiction, mais ce n’était là le sujet. Je n’avais plus mes pouvoirs, mais je devais honorer mon devoir de protectrice du passé et de l’Egypte et je comptais bien le faire. Et pour cela, il existait d’autres moyens.

Dick - Ils mentent ! Vous ne verrez jamais heu… « J »…  tenir une arme. En fait, vous ne le verrez jamais tout court.

Je regardais interloquer Dick par son objection.

Yasmina - Comment pouvez-vous savoir cela ?

Il n’eut le temps de répondre que déjà, ce groupe de brute saccageaient l’exposition en volant tous ceux qui étaient présentés. Sans ménagement, sans précautions pour les pièces les plus précieuses et fragile. C’était comme voir un réel massacre devant ses yeux, et cela me retournait le cœur. J’avais une envie de pleurer et de bondir sur eux pour les étriper. Des gens comme eux ne méritaient aucune considération et j’allais réellement leur faire regretter leur impudence. Mes yeux se remplir de haine. Si je l’avais pu, je me serais transformé en Sekhmet pour les déchiqueter et n’en laissé que des os rongés. On disait que certains sorciers le pouvaient, mais ce ne fut jamais prouvé. Peut-être que cela m’arrivera.

Dick - Ce sont des amateursCe qui est plutôt mauvais signe…

Je tournais à nouveau ma tête vers Dick, étonné par ses remarques.

Yasmina - Vous semblez bien vous y connaître en criminel.

Le baraqué nous surprit alors qu’il vidé le présentoir juste à côté de nous. Il grogna de nous taire en agitant son arme sous notre nez. Il était clair que l’intelligence n’était pas leur qualité. Effectivement, cela pouvait devenir dangereux, une petite colère et boom ! Mais en même temps, cela pouvait nous servir, si on savait s’y prendre. Alors que je cogitais, une nouvelle preuve de leur idiotie se dévoila à tous.

Folle - Poussin ! C'est génial il y a plein de bijoux ici ! Hihi !

Sérieusement, on était où ? Prit en otage par des crétins, c’était affligeant. Leur donner une sévère correction ne pourrait que leur apporter du bien. Je préféré même pas m’étaler sur leur sujet, ils ne méritaient pas un paragraphe de plus. Je réfléchissais à un plan pour les contrer et un vieux souvenir datant de ma dernière visite au musée me revenait. S’il était toujours là, on pourrait éviter une catastrophe et personne, à part eux, ne seront blessés. Mais c’était risquer, il ne fallait pas se tromper sinon on ne pourrait pas recommencer. Mais aussi, si on ne faisait rien, on risquait autant de mal finir. Je devais donc veiller à ce que la personne qui serait le plus exposé au danger soit ces idiots. Alors que le baraqué, c’était détourner, je voulais consulter Dick avant.

Yasmina - Il existerait peut-être un moyen pour éviter que l'un d'eux ne nous blesse, voir pire. Mais c'est dangereux et cela impliquerait de jouer au héros. Mais il est hors de question de les laissé s'en tirer comme ça après leur profanation. Il serait mieux que vous restez à l'arrière.

Je ne voulais pas impliquer Dick dans cette histoire. Il était bien trop innocent à tout cela pour être une victime. Et si mon plan fonctionnait, on aura du mal à comprendre mon comportement, personne ne se doutera que je chercherais à jouer avec des grandes forces pour mettre à terre ces voleurs. Seul moi et les dieux saurons et ce sera suffisant. Tout allait donc se jouer maintenant.

Yasmina - Ne vous en faites pas, nous nous en sortirons. Nous sommes plus malin non ?

Disais-je avec un petit clin d’œil. Je me voulais rassurante et réconfortante pour une pareille situation. Mais j’étais surtout confiante, je croyais à ce que je disais, convaincu que la réussite. Car si on n’est pas convaincu d’y arriver, comment gagner ? Et j’avais aussi ma meilleure arme avec moi, ma foi. J’étais persuader que les dieux nous aideront dans cette entreprise.
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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Sam 8 Juil - 2:03



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“ Scent of the pine, you know how I feel. Freedom is mine and you know how I feel. It's a new dawn, it's a new day, it's a new life for me, and I'm feeling goood ! ”


Comment pouvais-je en savoir autant sur l'identité que ces piètres voleurs usurpaient ? Et bien, parce que c'était la mienne ! Mais pas seulement. A vrai dire je n'avais pas besoin d'être le véritable possesseur de cette identité pour connaître toutes ces vérités, ils auraient aussi bien pu prendre le nom d'un autre grand faussaire que j'aurais entretenu le même discours, après tout je n'aurais pas si facilement dévoilé mon secret dans le cas contraire.

- Pas en criminels, répondis-je à mon ancienne professeure irrité. En faussaires.

Et cela faisait toute la différence. Là où un criminel se contentait de commettre des délits et infractions, voire des crimes, un faussaire lui avait un talent qu'il savait exploiter. Certes être un faussaire impliquait d'être un criminel, mais bien que tout le monde ne le voit pas de cet œil, c'était aussi être un artiste. Savoir imiter à la perfection le talent d'un autre, avec toutes ses difficultés et ses erreurs, tromper le regard des connaisseurs en laissant pourtant une trace, une marque, une signature minuscule mais qui différencierait l'œuvre de l'originale. C'était un travail de finesse et de précision qui n'était pas donné à tout le monde. Par ailleurs, tout grand faussaire savait apprécier l'art à sa juste valeur et ne se permettrait jamais d'y faire offense. Voilà l'une des raisons pour lesquelles ces individus n'étaient pas les faussaires qu'ils prétendaient être.  

- Je m'intéresse beaucoup aux faussaires, expliquais-je calmement à Mme Emerson. Je connais les plus grands d'entre eux au moins autant que les artistes reconnus.

Il n'y avait dans ces mots aucun mensonge, juste la simple et pure vérité. Je pouvais reconnaître et apprécier chacune des œuvres de mes homologues en un simple coup d'œil.

- Et le premier critère des faussaires, c'est la discrétion. Aucun d'entre eux n'attirerait l'attention de cette manière, en pleine journée et devant des otages. Encore moins le meilleur d'entre eux, réputé pour être non violent qui plus est... Peut-être que mon analyse pouvait sembler trop poussée et que je donnais l'impression de vouloir me justifier à tout prix, mais Mme Emerson y était habituée, après tout quand on a un esprit analytique plus développé que la moyenne, que l'on enregistre vraiment toutes les informations qui nous sont données d'apprendre et que l'on ne peut jamais s'empêcher de penser, ce genre de discours finit par sembler naturel... D'ailleurs je doute que l'un d'entre eux ne puisse traiter si négligemment des œuvres aussi anciennes et précieuses.

Les regarder faire était une véritable torture. Mais je n'eus pas le temps d'en ajouter davantage que le présentoir qui nous offrait une couverture se trouvait dévalisé et monsieur muscles nous menaçait de son arme. Je frissonnai à la vue et fis un bond en arrière, pétrifié par la vision de l'objet qui me faisait le plus horreur. Je n'osai pas même croiser le regard de l'homme, de peur de le déranger. Quel froussard je faisais... Mais honnêtement, à part dans les séries, il n'y avait pas beaucoup de gens lambda qui savaient garder leur calme le plus total et défier du regard la personne qui les menaçait dans de telles situations. Et puis, je ne connaissais que trop bien l'illusion de pouvoir que ces armes conféraient à leurs possesseurs, le pouvoir de vie et de mort, le pouvoir de dieux. Je savais comment cette hallucination pouvait rendre fou un homme, à un tel point qu'ils en oubliaient la limite de leur humanité. Je savais qu'un simple coup pouvait détruire des vies, des familles. Et je craignais tout cela. Dès qu'il tournait les talons, Yasmina me parlait de nouveau et dans un premier temps je ne pus qu'hocher la tête sans lui donner de réponse vocale, craignant toujours pour ma vie. "Cela impliquerait de devoir jouer au héros", qu'elle disait. Mais moi, j'étais tout sauf un héros. J'avais beau lire tous ces comics de super héros, certains d'entre eux étant même de simples humains tout comme mon favoris, j'en étais tout l'inverse. J'étais faible, j'étais peureux. Lâche. Et actuellement, j'étais pétrifié.

- Ne vous en faites pas, nous nous en sortirons. Nous sommes plus malin non ?, finit-elle enfin, rassurante.

Je hochai les épaules et reniflai.

- Plus malins que ces têtes d'ahuris ? C'est difficile de faire pire en même temps, sifflais-je en réponse, forçant un sourire sur mes lèvres.

L'ironie ou le sarcasme contre toute situation stressante ou oppressante, c'était ma plus grande défense depuis tout petit déjà, lorsque j'étais trimballé de foyers en foyers, à la recherche de famille. Lorsque je devais voir les autres petits garçons heureux avec leur famille lorsque j'en étais encore à me demander ce que j'avais fait pour être aussi seul et ce qui avait poussé mes parents biologiques à se séparer de moi. Le silence était en revanche celle que j'utilisais lorsque je me retrouvais confronté à l'un de mes tuteurs abusifs et violents. Peut-être était-ce là une autre raison pour laquelle j'avais du mal avec ces situations de violence gratuite... Dieu, comment faisait Yasmina pour avoir l'air si confiante ?

- Qu'est-ce que vous allez faire ?

Mais je n'eus pas le temps d'entendre la réponse de la jeune femme que Musclor – et bien je l'appellerai comme ça dorénavant – empoigna une mèche de cheveux sur le dessus de ma tête et me força à me lever, le canon de l'arme plantée sous le menton et je fermai les yeux à la froideur surprenante du revolver.

- Je pensais t'avoir dit de la boucler gamin ! Tu veux donc jouer au plus malin avec nous, c'est ça ?

La frustration, la colère, le trop plein de testostérone, voilà un combo que réalisait l'homme et qui n'allait pas vraiment en ma faveur, tout comme les statistiques après tout, puisqu'il allait certainement perdre son sang froid. Oh mon dieu, est-ce que pour une fois mon cerveau pourrait arrêter de tout calculer et la boucler ?

- Attendez, je peux vous être utile, dis-je d'une petite voix hésitante. Il me restait toujours la solution que j'envisageais quelques minutes auparavant. Si à l'époque elle me semblait folle et que j'avais vite tiré un trait dessus, peut-être qu'elle pourrait à l'instant me sauver la vie. Vous n'avez aucune idée de ce que vous pillez et de l'argent que vous perdez en dégradant ces pièces. Moi si, dis-je avec un semblant de conviction, ravalant ma peur de manière à sembler plus crédible.

- Développe ?, c'était leur leader qui me parlait à présent. Bien, l'intérêt était captivé.

- En abîmant ces œuvres comme vous le faites vous pouvez perdre jusqu'à 75% de leur valeur. En supposant que vous voulez revendre ces pièces je peux vous faire gagner du temps et de l'argent en vous disant ce qui vaut le plus et comment ne pas l’abîmer. Plutôt équitable non ?

- Et qu'est-ce qui me prouve que je peux me fier à toi, monsieur je-sais-tout ?

- Rien d'autre que ma simple parole. C'est à prendre ou à laisser... , bluffais-je avec conviction, alors qu'au fond de moi je tremblai comme une feuille.

Cependant c'était là mon domaine de prédilection, et bien sans compter l'art. La tromperie et la manipulation, c'était devenu une seconde nature pour moi bien que je n'en fasse pas usage à l'excès, et rien que cette pensée avait quelque chose de rassurant. C'était comme si mon environnement devenait soudainement plus familier, que je regagnais un semblant de contrôle sur ce qui se passait. Bien sûr, si j'allais effectivement m'assurer qu'aucune œuvre ne serait détruite, je n'allais pas tenir parole pour les œuvres les plus précieuses, j'allais même faire tout l'inverse, ne leur proposant que les copies d’œuvres comme celle que j'avais repérée plus tôt tout en leur faisant de grands discours, de quoi endormir leur vigilance. Après tout, c'était une règle d'or : toujours être précis lorsque l'on ment. Mais si le groupe de criminels accepta enfin ma proposition, je ne pouvais qu'espérer que le plan de Mme Emerson porterait ses fruits. Parce que si j'avais réussi quelque part à sauver les œuvres d'art de l'exposition et à jouer la montre, nulle faisait de doute qu'ils se débarrasseraient de moi lorsque je deviendrais inutile.


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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Lun 10 Juil - 15:26







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Dick me demanda ce que j’avais en tête, mais je n’eus e temps d’exposer quoi que ce soit, la Brute du groupe intervint pour nous aboyer de nous taire.

Brute - Je pensais t'avoir dit de la boucler gamin ! Tu veux donc jouer au plus malin avec nous, c'est ça ?

Ce pauvre Dick commençait à paniqué. Normal, avec quelqu’un ressemblant à une montagne de muscle qui vous collait le canon d’une arme sur le visage. En plus, le braqueur semblait susceptible, pouvant éclater à tout moment pour laisser se déverser sur tous ceux qui ‘entouraient. J’avais peur pour Dick et je voulais faire quelque chose, comme amadouer la bête et m’assurer qu’elle se calmait, laissant ce pauvre jeune homme en paix. Dans un sens, son comportement pourrait me servir pour mon plan, si toutefois, je parvenais à le mettre à exécution.

Dick - Attendez, je peux vous être utile. Vous n'avez aucune idée de ce que vous pillez et de l'argent que vous perdez en dégradant ces pièces. Moi si.

Mais que faisait-il ? Le pauvre, il devait totalement paniquer qu’il leur disait n’importe quoi sans doute. Une proposition pour sauver sa vie, ce qui était humain. Mais ce que j’avais peur, c’était qu’il gâchait mon plan. Je ne voulais le mettre en pratique, sachant que la vie de tous ces malheureux était en jeu. Il fallait garantir leur sécurité. Donc, il faudra que je modifie une ou deux choses. En tout cas, la stratégie de monsieur Hopkins semblait marché, la grosse brute lui demanda de préciser son idée.

Dick - En abîmant ces œuvres comme vous le faites vous pouvez perdre jusqu'à 75% de leur valeur. En supposant que vous voulez revendre ces pièces je peux vous faire gagner du temps et de l'argent en vous disant ce qui vaut le plus et comment ne pas l’abîmer. Plutôt équitable non ?

Ses connaissances pouvaient en effet l’aider à survivre. Grand expert dans l’art, il pourrait sans doute les tromper et nous faire gagner du temps, pour que la police arrive et que de mon côté, je scellais leur sort. Par contre, j’étais un peu étonné de la façon dont Dick exposait son idée. On aurait dit un marchand cherchant à faire une offre pour escroquer un client peu futé. Décidément, il m’étonnera toujours.

Brute - Et qu'est-ce qui me prouve que je peux me fier à toi, monsieur je-sais-tout ?
Dick - Rien d'autre que ma simple parole. C'est à prendre ou à laisser...

Notre agresseur semblait hésité, ne sachant pas trop s’il pouvait oui ou non faire confiance aux dires de ce jeune homme. Comme il devait être le gros bras de la bande, la réflexion ne devait être son truc. Il se gratta le crâne avec son arme un peu perdu et j’en profitais pour enfoncer la dague en ajoutant mon grain de sable. Il semblait de bonne disposition pour servir mon dessin. Me redressant légèrement, je pris un ton assuré et doux.

Yasmina - Vous pouvez lui faire confiance. Il est expert en art. Et quant à moi... J'ai déjà travailler en partenariat avec le musée. Je connais les meilleurs pièces exposé.

Il hésitait davantage et je voyais son visage devenir aussi rouge qu’une tomate. Je sentais qu’il allait craquer et finir par accepter notre proposition. J’avais juste besoin que l’un d’eux me mène à un endroit spécifique du musée. Je sentais ma victoire proche, mais je crus que tout allait finir par s’effondrer quand le chef rappliqua. Il trouvait cela louche que nous discutions avec un membre de sa bande et il venait voir, le visage froid, le visage plier par le mécontentement.

Chef – Que ce passe t’il ici ?! Je pensais avoir demander que tout le monde reste calme !

Son partenaire se retourna et tenta de lui expliquer l’échanger que nous venions d’avoir. Le chef nous dévisagea chacun comme si nous venions de lui voler quelque chose. Et au bout de quelques secondes, il éclata de rire. Sur le moment, je pensais qu’il voyait clair dans notre jeu, mais je ne perdais pas mon attitude assurée pour ne pas fraichir facilement devant lui. Fort heureusement, il en était autrement. Il donna l’ordre à son « Amie » qu’il appela « Poupée », cliché, me surveiller, pendant que Brutus devait garder à l’œil « Gueule d’Ange », nous servant d’escorte. La fille protesta par un râlement et demandant pourquoi, mais le chef exposa qu’une femme comme moi, représentait moins de danger qu’un homme. Machiste ! Mais cette erreur lui coûtera cher, il verra bien. Ses partenaires acquiescèrent et chacun se sépara en nous poussant pour qu’on les guide vers les meilleures pièces.

Folle - On avance blondine !
Yasmina - Je suis brune.

Bon, j’aurais préférais que ce soit la grosse brute qui me surveille, mais je supposais que la folle ferait l’affaire. Je la conduisais jusqu’à une salle un peu à l’écart, couper du reste du musée où était exposé des objets datant de l’Egypte Antique et où j’étais persuader que personne ne nous entendrait et ne viendrait gâcher mon petit tour. Sur le chemin, j’eus le temps de me remémorait la façon dont Dick expliquait mieux en détail qui était ce faussaire, sur un ton de défense, de justification. Quelle attitude étrange de vouloir protéger l’image d’une personne criminelle. Mais bon, les jeunes aujourd’hui n’avaient plus rien à voir avec ceux d’avant. Les artistes aimaient à présents les rappeurs violents, les gangsters et tous autres criminels. Pauvre Dick, s’il était fasciné par un faussaire, il risquait de mal finir, ce serait dommage.

À mon grand soulagement, l’artefact était toujours là, derrière sa vitrine. Au fond de la pièce, se trouvait une grosse jarre en terre cuite scellé, décoré d’Hiéroglyphe. Comme dans mes souvenirs, j’espérais qu’elle fonctionnait encore. Elle ne devait pas dépasser les genoux, et elle pourrait cacher un berger allemand. Et c’était justement ce qu’elle abritait, qui m’intéressait. Je m’approchais doucement de l’objet, alors que la folle collait son arme dans le dos et semblait de plus en plus impatiente. J’espérais que pour Dick, tout se passait bien.

Folle – Où est-ce que tu m’emmène ?! Je croyais que tu devais me montrer les meilleurs pièces ?
Yasmina – C’est le cas. Cette jarre est importante.
Folle – Quoi ?! Tu te fiches de moi la ! C’est moche ! On dirait un truc pour la cuisine.
Yasmina – Le véritable trésor se trouve à l’intérieur. Il s’agit d’un cadeau fait par le prêtre Sech au Pharaon lui-même, le plus grand des souverains anciens. Quelque chose qui n’a pas de prix, car il fut confectionner avec…
Folle – Epargnes-moi ta leçon d’histoire ! Je veux juste le pognon.
Yasmina – Très bien. C’est scellé par un sceau en cire. Détruisait le et ouvret le couvercle c’est aussi simple.

La cambrioleuse devait être trop pressée de tenir des bijoux ou des pièces d’or entre ses doigts, qu’elle ne fit pas plus attention. Sans doute, ne pensait-elle pas qu’une femme comme moi avait plus d’un tour dans son sac et qu’un objet vieux de 2000 ans au moins, ne représentait aucune menace. Avec son arme, elle brisa la vitre avec le revers et tira sur le sceau en cire pour le faire exploser. Jusqu’ici tout allait bien. Par contre, pour l’ouvrir, elle dut de pencher par-dessus et faire rouler le couvercle pour le faire tomber au sol. Elle voulait quelque chose de dorer ? Elle fut servie. Une poussière jaunâtre en sortit et se colla au visage de la voleuse. Cette dernière se débâtit e râla avec les larmes aux yeux. Elle se frotta la peau, mais la poudre s’infiltra pour lui donner un teint pâle et quelques tâches jaunes. Elle me dévisagea en grognant et me visa avec son arme en crachant :

Folle – Traînée ! Je vais te faire crever !

Mais juste avant qu’elle ne puisse tirer, je lui sifflais comme un serpent :

Yasmina – Sedjem I Medou.

La cambrioleuse resta figer un moment, puis, elle abaissa son arme, adoptant une attitude voutée, le regard vide et le dos voûté, devenant docile comme un mignon petit chat, qui pouvait se transformer en lion si je le voulais. Avez-vous déjà vu un film avec des momies qui ne se tenaient pas droites, ayant une allure un peu zombiesque ? Et bien, c’était le cas de la pilleuse. Qu’avait-elle reçu ? Le prêtre Sech, qui était un excellent scribe, enseignait à la maison de vie, une école prestigieuse de l’ancienne Egypte, et il apprit de nombreuses sciences, comme ceux qu’on pourrait appeler grossièrement « l’alchimie ». Il n’était pas un sorcier, ou mage à proprement parlé, mais ses potions étaient redoutables, et en mi à dispositions au Pharaon et à la prêtrise. Quelle triste fin il eut, mais j’aurais sans doute l’occasion de vous la racontait plus tard, il y a tant à dire. Autre chose à savoir sur les potions des prêtres-mages, plus elles sont anciennes, plus leurs effets sont puissants. Et comme elle a deux mille ans celle-ci, imaginer. Par contre, l’effet dure de moins en moins longtemps, une contre partis. Alors je n’avais pas beaucoup de temps, je devais m’amuser tant que je le pouvais. À nouveau, je soufflais au zombie :

Yasmina – Âhâ Djou.

La fille se mit à pousser un grognement et s’en alla rejoindre ses collègues, arme à la main. Je sentais qu’on allait bien s’amuser. Vous pensez sans doute que je suis cruel, de pousser cette voleuse à tuer ses amis. Si oui, vous n’avez pas suivi ce que je disais depuis le début, je suis une Prêtresse d’Isis. Tous membres du clergé ont pour mission de protégé l’Egypte, son peuple, sa culture, et ses trésors. On veillait sur les tombes, on combattait le mal. Et les pilleurs de tombes étaient sévèrement punis une fois attrapé. Ces trois guignols en étaient, ils volaient les trésors anciens, ils profanaient les objets sacrés et j’en passe. Mais sachez qu’à l’époque, les pilleurs étaient empaler, alors recevoir une balle dans la tête, ou juste se faire blesser et aller en prison, c’était sympa.

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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Lun 17 Juil - 0:54



Call of the past


Dick Hopkins Δ Yasmina Emerson


“ Scent of the pine, you know how I feel. Freedom is mine and you know how I feel. It's a new dawn, it's a new day, it's a new life for me, and I'm feeling goood ! ”


Le plan se déroulait comme prévu. Du moins, il aurait dû se passer comme prévu, si Mme Emerson ne s'était pas levée à son tour et n'avait pas proposé de se joindre à moi auprès des criminels dans mon escroquerie sans nom. Je ne savais pas ce à quoi elle pensait, néanmoins si cette action aurait dû me paniquer davantage et me perturber dans le rôle que j'avais à jouer, une arme encore chaude du dernier coup tiré brûlant la peau de ma tempe, il y avait ce petit quelque chose rempli de détermination dans ses yeux, cette petite étincelle rassurante me laissant penser qu'elle était sûre d'elle, qu'elle savait ce qu'elle avait à faire. Alors je ne dis rien jusqu'à ce que les cambrioleurs eurent fini leur petite organisation et que nous fumes tous deux séparés. J'étais maintenu par l'armoire à glace. Et bien, ce n'est pas comme si ma petite silhouette frêle avait quelque chose de menaçant pour eux, mais c'était encore une preuve quant à leur désorganisation et leur machisme. Pourtant les quelques quinze minutes qui suivirent se déroulèrent en accord avec ce que j'avais imaginé jusqu'ici. Je leur vendais des copies d’œuvres en les noyant dans de grands discours dont ils ne pouvaient pas vérifier la véracité, détournant leur attention des pièces qui avaient vraiment de la valeur : autant monétaire qu'historique. J'espérais juste que, de son côté, le plan de Yasmina fonctionnerait.

Pourtant je n'étais pas prêt à voir ce qui finit par arriver. La femme était revenue dans la pièce auprès de nous. Mais pas cette même folle hystérique tout droit sortie d'un mauvais film de super héros, non. Une version bien plus sombre d'elle encore. Je veux dire, son enveloppe corporelle était la même, mais c'est comme si, à l'intérieur, il n'y avait plus personne. Je n'eus pas beaucoup de temps pour observer son regard, mais le peu me suffit à observer deux émeraudes glaciales, comme si les ténèbres eux mêmes l’habitaient. Vous trouvez que ça a l'air fou ? Et bien, la vérité, c'est que moi aussi. Mais le pire dans tout ça, c'est que ce n'était encore rien. Parce que la jeune femme aux allures de possédée pointa son arme vers le gorille qui me servait de gardien, et le coup de feu retentit. L'homme tomba raide mort à mes pieds, une nappe de sang commençant silencieusement à se répandre sur le sol tandis que certaines tâches marquaient mon visage comme un poison, me rappelant tant de mauvais souvenirs, tant de fois que j'avais vu ses maudites armes à feu être utilisées pour arracher des vies et faire souffrir. A partir de là, ce ne fut plus qu'un flou de mouvements et de cris autour de moi, paradoxalement tout me sembla aussi proche que lointain. Curieuse sensation. Mais je demeurais juste ici, figé au milieu de toute cette cohue, comme si mes membres ne répondaient plus. Les gens couraient dans tous les sens. Mais je ne pouvais plus penser qu'à ce sang qui couvrait mes vêtements, ma peau, me brûlant comme de l'acide. Je me retrouvai comme hypnotisé par le flot constant d'hémoglobine s'étalant sur le sol, sous mes pieds, sous mes genoux. J'eus vaguement conscience que la femme abattit aussi froidement son autre collègue avant de se donner la mort, ce qui en soit n'avait aucune logique, pas plus que l'éclat de terreur que j'eus l'occasion de voir avant qu'elle ne presse la détente. Je voyais rouge, littéralement. Je regardai ma main tremblante et couverte de ce fluide vital, le sang d'un être qui venait de s'éteindre et que je n'avais pu aider. C'était l'illustration même du monde de violence et de chaos que je redoutais, que je fuyais comme la peste. Ce monde dans lequel je ne me sentais pas à ma place. L'état de choc, voilà certainement ce qui me pétrifiait, me faisant momentanément perdre le contrôle. Et toutes mes pensées fusèrent, se mélangeant dans un bazar infini. Mme Emerson. Il n'y a aucun moyen dans le monde qu'elle ait pu imaginer une telle chose se produire ? Son plan ne pouvait pas prendre ce véritable acte de Satan en compte ? Pourtant... en levant les yeux vers la concernée j'eus l'étrange sensation que Yasmina savait ce qui allait se passer, ou du moins qu'elle n'en était pas surprise. Un peu comme lorsque j'avais vu Lucas faire tomber un vase à distance sur la tête d'un gardien, avant qu'il ne m'avoue savoir contrôler les éléments. Depuis que j'étais arrivé ici, tout le monde semblait agir étrangement. Des secrets étaient enfouis et des événements inexplicables se produisaient quotidiennement. Mais si au final le problème venait de moi ? Etais-je si paranoïaque ? Devenais-je... Fou ? Oui cela devait être ça. Je devenais fou. J'étais fou. Complètement fou.

Une main sur mon épaule et la présence de Yasmina fut ce qui me tira de cette sombre torpeur tandis que je sursautai, avant d'entendre les hurlements des sirènes de police. Ils étaient là, ils ouvraient les portes aux quelques malheureux pris au piège dans cette véritable prison. Mais ils ne devaient pas me voir, pas ici. En soi je n'avais que peu de risque qu'on ne me relie à « J », mais c'était plus instinctif pour moi d 'éviter la police, surtout dans cet état. D'autant plus je ne voulais pas apparaître dans un quelconque rapport de police, même si j'étais du côté des victimes, ou peu importe comment on pourrait l'appeler. Non ce n'était pas bon pour moi de rester ici. Même avec cet espèce de détachement face à la situation, je le savais. C'était un subconscient. Je levai les yeux brillants vers Mme Emerson.

- Je..., soufflais-je un peu perdu. Il faut que j'y aille, désolé.

Et sans attendre mon reste je me levai non sans trébucher, me dirigeant vers la sorti tel un fantôme déambulant dans un couloir.


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MessageSujet: Re: Call of the Past [Dick Hopkins] Mar 18 Juil - 14:33







Call of the Past
Dick Hopkins & Yasmina Emerson



Peut-être, me prendrait-on pour une folle, mais le fait d’entre deux coups de feu me paraissait doux à entendre. Bien sûr, entendre un coup de feu n’était jamais rassurant et annonciateur de danger. Même moi j’avais une certaine horreur de ces objets de la mort. Mais pourtant, je savais ce que cela signifiait, j’imaginais très bien la scène car je savais au combien que le poison était efficace. Cette cinglée venait d’abattre froidement ses deux complices. Cela m’avait un peu dérangé, quand j’avais vu la grosse brute qui surveillait Dick s’écroulait au sol. Le pauvre garçon, il devait être tétaniser par ce chaos.

Leur chef se retourna choquer. Il était complétement perdu, et quand il cria sur sa copine, cette brave petite zombie le descendit d’un coup. Voilà qui était parfait, les pilleurs de tombes furent châtiés de leur crime. Par contre, je fus étonné de voir la miss se faire exploser la cervelle juste après. Voilà qui n’était pas prévu du tout. J’aurais cru qu’elle se serait arrêter après la mort de ce dernier, et attendrait les futurs ordres. Mais visiblement, non. Peut-être bien que je n’étais pas assez précise dans mes instructions, ce n’était pas facile de donner un ordre clair en égyptiens anciens. Et peut-être qu’elle se savait bien trop mauvaise. De toute façon, mes pouvoirs furent affaiblis, et je ne connaissais pas très bien cette potion. Elle faisait débats chez nous, alors zut.

Tous ces pauvres gens alarmaient par tant de violence. J’avais de la peine pour eux, et aurais préférer trouver autre chose. Mais ce n’était pas évident de trouver une solution en peu de temps, avec des dingues vous menaçant avec leur flingue. Au moins, ils étaient encore en vie, et avec un bon soutient, ils devraient s’en remettre rapidement. Bon, pour le moment, je devais me fondre à nouveau dans la masse. Très vite, j’adoptais un visage aussi triste et désemparer que celui des visiteurs et sortis de ma cachette. Il fallait malheureusement jouer la comédie. Je courrais rejoindre Dick qui semblait bien retourner le pauvre. Il n’était visiblement pas préparé pour cela.

Yasmina - Tout va bien ? On ne risque plus rien on dirait.

Ses yeux trahissaient l’incompréhension et la terreur. Je devrais jouer la bonne psychologue pour l’aider à s’en remettre. Mais je n’eus pas le temps. Les sirènes de la police résonnèrent à l’extérieur et nous pouvions entendre leurs véhicules se garaient. Il était temps, j’avais bien cru que jamais ils ne viendraient. Mais Hopkins ne semblait pas plus rassurer.

Dick - Je...Il faut que j'y aille, désolé.
Yasmina - Non attendez, vous n'allez pas bien.

Je m’inquiétais beaucoup pour lui. Une prise d’otages, suivit d’un triple meurtre, il y avait de quoi traumatisé. Mais je me disais qu’ils étaient tous en vie. Oh Isis, pourquoi donc ce monde ne permait-il pas que notre fonction soit connu de tous ? À l’époque, c’était beaucoup plus simple, un prêtre pouvait parler avec n’importe qui de magie, de monstres, de dieux etc. Sans craindre d’être pris pour un fou. Mais l’histoire fut bien cruelle, tout notre savoir fut réduit au secret, et maintenant, le monde se condamnait dans son ignorance. Je tentais de le rattraper, l’appelant, car je ne pouvais pas le laisser partir ainsi. Mais je fus bloqué par des policiers qui bouclèrent la zone et voulurent s’assurer que tout le monde allait bien.

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