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Somebody mixed my medicine (luciel)

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Lucifer Blackburn
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MessageSujet: Somebody mixed my medicine (luciel) Dim 16 Aoû - 16:51


Jusqu'à présent, Lucifer avait trouvé deux défauts à la drogue. Le principal étant bien sûr la violente et rapide -voire carrément immédiate- addiction qui en découlait. Le deuxième était le coût. C'était cher. Surtout quand, à 16 ans, on vivait sans parents et sans emploi. Bien sûr, il y avait des aides. Mais le loyer c'était pas gratuit, et la bouffe non plus, même si franchement, on ne pouvait pas dire qu'il en achetait beaucoup. Ni de bonne qualité. Bref, toujours est-il que quand il ne trouvait aucun petit travail et qu'il était juste au niveau des sous, et qu'il avait besoin d'une dose, il volait. Pas les dealers, il n'était pas encore assez désespéré et suicidaire ou assez en manque pour ça. Non, il volait des passants. Soyons honnêtes, ce n'était pas si compliqué que ça. Les gens sentaient rarement qu'on se servait dans leur poche si on les bousculait en même temps et qu'on marmonnait vaguement des excuses, comme quelqu'un de pressé. Dans le pire des cas, ils gueulaient qu'on était malpoli et puis c'était tout. Bon il lui avait fallu un peu de temps d'entraînement avant d'y arriver et il avait failli être emmené au poste un bon nombre de fois, mais il s'en était bien sorti. Et maintenant, il se faisait rarement attraper. Et puisqu'il n'avait aucun remord à voler des gens qu'il ne connaissait pas -même si il ne s'attaquait jamais aux petits vieux ou aux gamins, question de principes-, il ne se gênait pour récidiver.

Toujours est-il qu'aujourd'hui, il avait besoin d'argent, et que par conséquent il traînait dans les rues du centre ville. Et jusqu'à présent, on ne pouvait pas dire que la récolte soit bien glorieuse. À peine de quoi acheter une dose et on ne pouvait pas dire que ce serait suffisant, vu sa consommation. Il contempla la foule de gens qui se bousculaient. Il avait horreur de la foule. Pire, il en était phobique. Mais la prise de sa dernière dose était assez récente pour qu'il ne ressente pas la panique qui pouvait l'étouffer en temps normal. Et qui plus est, la foule était un élément indispensable à la réussite d'un vol. Parce que même si il ne pouvait pas se servir de son pouvoir sur l'air au milieu de tant de gens -ce qui serait peut-être plus safe pour lui-, ses victimes étaient encore moins susceptibles de sentir qu'on les volait. Les conditions étant optimales pour le pickpocket de base, il fallait maintenant repérer sa cible. Cible qu'il choisit en un jeune homme qui devait avoir une vingtaine d'années -donc qui était encore assez jeune pour être un fils à papa et assez vieux pour se trimbaler avec pas mal de fric. D'accord, il n'avait aucun moyen d'en être sûr, mais c'était probable- et qui avait commis l'erreur de passer devant lui en ayant l'air distrait et avec un portefeuille bien visible. Luce se glissa entre les gens pour se rapprocher de l'infortunée victime. Il dépassa le type en le bousculant légèrement en même temps qu'il avançait la main vers la poche arrière de son jean. Il s'apprêtait à se saisir de l'objet du délit en grognant un désolé peu convainquant -digne de tout enfoiré qui te bouscule dans la rue- quand une main se referma fermement sur son poignet. Son cerveau eut à peine le temps de penser un « Qu'est-ce que ... » quand son dos rencontra un mur. Pas assez fort pour lui faire mal, mais assez pour le surprendre. Et lui couper le souffle, accessoirement. Putain de merde, ce connard a plus de réflexes que ce que je croyais. Fait chier, j'suis dans la merde. Il ferma les yeux, son esprit de camé carburant pour lui trouver un échappatoire. Le féliciter pour sa réaction en prétendant faire partie d'une équipe réalisant des statistiques ? Non, il faudrait être complètement con pour croire un truc pareil. Il avait 16 ans et ne faisait pas plus, aucune équipe de statistiques n'allait engager un mineur. Réfléchis Luce, putain, réfléchis.
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Gabriel Owens
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MessageSujet: Re: Somebody mixed my medicine (luciel) Dim 16 Aoû - 21:36


Gabriel avait ses mains enfoncées dans les poches de son jean, le nez au vent et l'esprit tranquille. Il profitait de son jour de congé pour se balader dans ses rues qui ravivaient de nombreux souvenirs en lui. Sa sœur l'avait appelé le matin même pour lui faire part de son quotidien. Et il en était content. Il voulait être sûr qu'elle aille bien. Mais il refusait d'aller avec sa mère. Alors il avait fallu trouver un moyen alternatif. Le téléphone s'était avéré une solution miraculeuse. Bien sûr, ils ne parlaient pas de ça. Ni de la drogue, ni de l'usage que Cass en avait eu. C'était un accord entendu entre les deux. Ils n'en avaient même pas discuté, ça s'était imposé de lui même. Cassandra ne voulait pas faire souffrir son frère, son frère ne voulait pas la rendre triste ou quoi que ce soit. Il ne savait même pas si elle avait repris sa consommation, et à vrai dire, il savait qu'il n'avait pas à s'en mêler. Il ne voulait pas qu'elle s'éloigne de lui à cause de ça.
Il soupira en regardant l'ancienne maison de son meilleur ami. Probablement que l'appartement était désormais habité par une autre petite famille. Il avait vingt ans maintenant. C'était le genre de domicile qu'on ne garde pas aussi longtemps. On finit toujours par s'en lasser, comme d'une maison. Mais il en connaissait chaque recoin, chaque placard. Et à moins qu'ils l'aient trouvé, il savait qu'il y avait un trou minuscule derrière le chauffage de la chambre dans laquelle il dormait avec son ami, et qu'une minuscule souris y venait, prenait la nourriture qu'ils lui donnaient lorsqu'ils étaient enfants et s'en allait. Ça les faisait toujours rire.
Mais maintenant, il ne riait plus. Ça le faisait toujours sourire. Mais il savait très bien que s'il voyait une souris dans l'appartement, il... hurlerait ? Oui, très certainement. Il en avait pas la phobie ou quoi que ce soit, mais ça pourrait sacrément le surprendre. Et selon la taille, peut-être même le dégoûter.

Il se promenait donc dans les rues de Weird Falls sans vraiment prêter attention à la foule qui l'entourait. C'était quelque chose qu'il appréciait beaucoup dans cette nouvelle vie. Il n'avait plus besoin d'être en permanence sur ses gardes et de faire attention à tout ce qui l'entourait, à la recherche de la moindre créature. S'il se faisait attaquer, oui en effet, il saurait réagir en fonction. Mais là, il n'était pas en train de traquer qui que ce soit, il se contentait de se balader, comme il n'avait presque pas pu le faire depuis le divorce de ses parents. C'est alors qu'il sentit quelqu'un le bousculer. Son esprit se tendit automatiquement. Il n'y pouvait rien. S'il y avait bie une chose qu'on pouvait reconnaître à son père, c'était son entraînement pour le moins efficace. Et les réflexes, ça ne vous quitte pas en six petits mois. Alors lorsqu'il sentit une main effleurer sa poche arrière, dans laquelle il avait la sale manie de laisser son portefeuille à demi apparent, il ne put s'empêcher d'attraper le poignet qui lui passait sous la main et de plaquer contre le mur son propriétaire, et le tout en grognant. Il aurait été un machin-garou, qu'il aurait certainement fait le coup des yeux fluorescents pour faire flipper le pickpocket en herbe qu'il avait en face de lui.
« Tu croyais faire quoi là ? »
Il fronce les sourcils en un air menaçant. Il y a quelque chose qui cloche dans le comportement et surtout dans le physique de ce jeune de seize ans dégingandé. Outre le fait qu'il est outrageusement beau, surtout pour un voleur. On se les imagine toujours encapuchonnés, mal vêtus, repoussants. C'est assez déstabilisant de se retrouver face à un gamin, avec un air un brin paniqué. Il a des yeux captivants. Ce n'est absolument pas ce à quoi jil s'attendait. Mais il ne le relâche pas. D'une main, il le garde fermement plaqué contre le mur, de l'autre, il vérifia que son portefeuille soit toujours dans sa poche. Il se pourrait que tout soit prévu, et qu'il aie un complice prêt à me détrousser en un clin d'oeil. Mais pour cela il faudrait que le gamin en face de Gabriel soit un sacré bon acteur. Le chasseur sentait les palpitations du cœur du voleur à travers son teeshirt et sa peau. Il ne relâchait pas la pression. Il essayait de comprendre ce qui le perturbait tant. Ce ne sont pas ses tatouages. Ils étaient d'ailleurs plutôt jolis. Non, il ne savait pas. C'était autre chose, d'étrange et d'inquiétant, tout comme la légère odeur de produits chimiques que le tatoué dégageait...
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MessageSujet: Re: Somebody mixed my medicine (luciel) Lun 17 Aoû - 0:23

Luce dévisageait le type, complètement paniqué, son cerveau réfléchissant à cent à l'heure pour lui trouver une issue crédible. Ledit type, après lui avoir littéralement grogné dessus pendant qu'il le plaquait au mur -Non mais sérieusement, mec. Personne fait ça.-, lui balança un superbe exemple de question rhétorique. Ou de question complètement conne, au choix.

"Tu croyais faire quoi là ?"

Bah j'sais pas, ça me paraît évident nan ? J'essayais d'te faire les poches, mais visiblement t'es plus alerte que ce que tu laisses penser. Non Luce, calme toi, ravale ton sarcasme à deux balles, le mec va pas apprécier, et là il a quasi-littéralement ta vie entre ses mains. Parce que soyons honnêtes deux minutes, si jamais il lui prenait l'envie de le dénoncer aux autorités de la ville, le jeune homme était très mal. Parce qu'il avait 16 ans, et que même si il était officiellement émancipé, ça allait intriguer la police qu'il vive seul. Si ils étaient intrigués, ils allaient vouloir faire des recherches sur lui, ne serait-ce que pour comprendre. Et si ils faisaient ça, la probabilité qu'ils remarquent on ne peut plus rapidement qu'il avait des faux papiers était très élevée. Et si ils remarquaient ça, en deux temps trois mouvements il pouvait dire adieu aux states, et ce serait retour chez les anglais. Chez eux, chez son oncle et sa tante. Et ça, Luce ne le voulait pas. Rien que d'y penser, il se sentait saisi d'une bouffée d'angoisse et dû inspirer profondément pour se calmer. Il dévisagea la victime qui avait inversé les rôles. Physiquement, c'était le genre que toutes les niaises qu'il s'était tapées -enfin avec qui il était sorti pour être politiquement correct- auraient qualifié de beau en gloussant. Et même si il fronçait les sourcils en mode « je suis méchant » -C'est quoi son délire à ce type ? Il est porté sur le trip big bad wolf ? C'est carrément glauque. Enfin du moment qu'il se recouvre pas de poils et qu'il essaye pas de me bouffer, j'vais rien dire.-, il n'avait pas foncièrement l'air de celui qui était prêt à le dénoncer dans la minute par acquis de conscience. Luce s'accorda un rictus intérieur. Il avait toujours trouvé ça intéressant de constater que les gens se laissaient plus facilement attendrir par un jeune âge, surtout les adultes qui se représentaient leurs propres enfants à sa place. Et visiblement celui-là, ne faisant pas exception à la règle, avait l'air dérouté par son âge. C'était un avantage. Mais le drogué ne s'en tirerait pas juste grâce à son visage juvénile et ses yeux bleus, il ne fallait pas être un crétin pour s'en rendre compte. Il allait devoir mettre sa foutue fierté de côté et demander au mec de ne rien dire. Et ça, il l'avait en horreur. Putain Luce, c'est soit tu le supplies soit c'est retour chez les vieux connards qui t'ont séquestré dans ta chambre, alors oublie ton putain d'orgueil à la con et supplie ! Mets-toi à genoux si il le faut merde ! Il aurait bien voulu passer une main dans ses cheveux, son réflexe nerveux habituel, mais l'autre le tenait toujours fermement appuyé contre le mur, et risquer un geste ne semblait pas être l'idée du siècle. Manquerait plus qu'il lui arrache la gorge avec les dents en voulant vivre son délire de « je suis un loup, agrou agrou » jusqu'au bout. Même si pour appuyer ce qu'il s'apprêtait à dire, lever les mains dans un geste mi-apaisant mi-défensif aurait pu être une bonne idée.

"Écoute mec, j'suis désolé, j'avais besoin de ce fric, j'suis désolé. Me balance pas aux flics, s'teuplait."

Bon, si il avait voulu obtenir un effet maximal du point de vue de son argumenation, il aurait dû promettre de ne plus jamais recommencer et que maintenant il allait être sage. Mais déjà qu'avoir renoncé à garder un air fier en silence lui pesait, il n'allait pas en plus mentir. D'autant que le mec n'avait pas l'air complètement con et ne serait probablement pas dupe.
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MessageSujet: Re: Somebody mixed my medicine (luciel) Lun 17 Aoû - 18:51

Il fixe le gamin tandis qu'il panique. Il devrait certainement le laisser filer. Et puis quoi encore ? Il est bien trop intrigué pour le laisser partir. Non, ce serait même trop facile s'il le laissait partir. Le gamin pourrait recommencer à envi, et c'était simplement hors de question. Il pouvait voir la pomme d'Adam du voleur en herbe remonter et redescendre à chaque déglutition. Comme quoi il était réellement etndu. Est-ce qu'il faisait si peur que ça ? Non, franchement, il était pas si effrayant ?
"Écoute mec, j'suis désolé, j'avais besoin de ce fric, j'suis désolé. Me balance pas aux flics, s'teuplait."
Comment ça, besoin de fric ? Comment un gamin de seize ans pouvait avoir besoin d'argent, au point de se mettre à voler ? Son esprit d'analyse se fait plus fin. Il cherche une réponse, que le gosse ne semble pas prêt à lui donner. Il se plonge dans ses yeux. Ses sourcils se relâchent un peu, pour mieux voir. Et il comprend. Il le voit dans ses yeux. Ça le frappe d'un coup. La respiration, les battements de cœur. Les yeux. Les yeux surtout. La taille des pupilles aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Il n'avait jamais vu sa sœur camée, mais il avait vu pas mal de drogués dans les villes. En grandissant il avait compris ce qu'ils étaient. Et puis il fallait les reconnaître pour suivre des pistes tangibles et pas des hallucinations causées par des champignons. Et puis, pour sa propre sécurité, son père lui avait enseigné à les éviter, eux et les alcooliques. L'odeur de produits chimiques. Il analyse également le reste du corps du brun en face de lui. Il y a des tatouages, peut-être même -et certainement- sur son torse. Et le cerveau du Chasseur se perd un peu, ou du moins une partie. Jusqu'à ce qu'il voie les marques bleuâtres au creux du coude. Il plonge son regard ans les yeux bleus captivants du jeune homme, pour se forcer à ne plus penser ce que ça ferait s'il passait ses mains sur chacun des tatouages, s'il embrassait, mordillait et mordait ces lèvres s'agitant trop vite pour le bien de sa santé mentale, s'il coupait ce souffle légèrement bruyant et si érotisant par un baiser puissant et presque violent, s'il laissait la marque de ses dents, au creux du cou, sur ce tatouage d'oiseau qu'il distinguait, s'il... Stop. Assez. Il ne devait pas penser à ça. Le gamin ne devait même pas avoir dix-sept ans, c'était un pauvre marmot paumé, qui serait peut-être bientôt un manque, un cas désespéré. Et il ne couchait pas avec des mineurs, par principe. Et puis, pas avec des inconnus. Il ne devait pas penser à ce gosse de cette manière là. C'était un toxico, un pickpocket.
« Putain. »
Ce petit mot, prononcé en un soupir tendu, qui lui vaudrait certainement une tape derrière la tête de la part de sa sœur, qui lui balancerait qu'il était en train de faire pleurer les petits anges. Il y a déjà bien trop de tension dans le creux de ses reins. Trop pour quelqu'un qu'il vient à peine de rencontrer, à qui il a adressé cinq mots en tout et pour tout. Il soupire et recule légèrement, mais en maintenant le gamin contre le mur. Il ne le quitte pas du regard.
« T'es un camé, c'est ça ? A quoi tu tournes ? La fée Morphine, ou l'héro' ? »
Trois questions, eh bien, ça fait pas un peu beaucoup ? Ce serait pas une bonne idée de le faire flipper. Il n'a pas répondu à ce qu'il lui a dit tout à l'heure. Mais Gabriel sait qu'il ne va pas aller le balancer. Il ne sait pas pourquoi. Il n'en a aucune idée. C'est pas parce qu'il lui fait pitié, c'est pas ça. C'est même pas de la compassion, ou de l'attendrissement face à ses beaux yeux -qui seraient si beaux sans l'effet de la drogue et de la peur mêlées, et avec un vrai sourire-. Le jeune adulte fouille dans son porte-feuille à la recherche de ses billets. Il regrette déjà ce qu'il va faire. Il sait que ce n'est pas aider celui qu'il a en face de lui. Il sait que ce n'est vraiment pas ce qu'il devrait faire. Mais il suit son instinct. On lui a trop appris à le faire et il agit bien trop instinctivement. C'est d'ailleurs pour ça, lorsque l'instinct se mêle à la colère, qu'il est censé prendre un traitement. Qu'il ne prend jamais, bien évidemment. Ce serait trop simple, sinon. Il regarde combien il a. Et il prépare sa future question.
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MessageSujet: Re: Somebody mixed my medicine (luciel) Mer 19 Aoû - 1:12

Luce prend conscience d'avoir balancé une énorme connerie quand le mec le scrute, soudainement très attentif. Merde, merde, merde, putain d'abruti à la con ! Tu pouvais pas lui dire que t'avais fait ça à cause d'un pari entre potes, naaan, il fallait forcément que tu lui balances que t'avais besoin de fric ! Fait chieeeer. Faites qu'il soit aussi con qu'il en a l'air, pitié. Il sait que c'est de la mauvaise foi. L'autre n'a pas l'air d'un imbécile, bien au contraire. Son regard ne le quitte pas, passant de son visage au corps du jeune homme qui se sent soudainement extrêmement mal à l'aise. Il passerait bien une main dans ses cheveux, mais encore une fois il ne peut pas. Putain, il veut pas me lâcher l'autre ? Le gars aux bouclettes se remet à le regarder, yeux dans les yeux. Luce a horreur qu'on le fixe sans qu'il comprenne pourquoi. Ajoutez à ça que l'autre le clouait au mur et qu'ils étaient donc beaucoup trop proches l'un de l'autre -pas touche à mon espace personnel- et vous obtenez un savant mélange de trouille, de gêne, et de colère.

"Putain."

Le poing de Luce se serre. Il a compris. Il ne faut pas être particulièrement intelligent pour comprendre que l'on s'est fait cramer, et Luce n'est pas idiot. De toute façon, aurait-il eu un doute que l'autre s'empressa de confirmer. En le fixant, toujours, et Luce ne détourne pas les yeux. Il est surpris, d'ailleurs. Les gens normaux ont toujours le regard qui dévie pendant une conversation.

"T'es un camé, c'est ça ? A quoi tu tournes ? La fée Morphine, ou l'héro' ?"

Ses mâchoires se crispent. Il est toujours pétrifié à l'idée de se faire balancer, mais la rage a pris le dessus dans son regard. Il ne supporte pas qu'on le juge. De quoi il se mêle, ce mec ? Ses droits se limitent à l'engueuler voire le dénoncer pour la tentative de vol d'un portefeuille. Il n'a rien à dire sur l'état de junkie de Luce. Ça ne le regarde pas. Il croit qu'il sait ce que c'est ? Il croit pouvoir le juger dessus, le nommer « un camé » parmi tant d'autre ? Et ça change quoi, ses questions de merde ? Il a une idée différente des drogués en fonction de ce qu'ils prennent ? Il veut savoir le mélange exact de tout ce que le jeune homme a déjà testé, peut-être ? Histoire de pouvoir comparer les clichés qu'il s'est fait mentalement avec l'image d'un vrai accro aux substances chimiques ? L'honneur de Luce et sa fierté et tout ce qui fait lui, tout ça lui hurle d'insulter le mec, de le renvoyer chier et de se barrer en courant. Mais l'autre le tient et il a l'air d'être assez adroit pour le rattraper vite. D'autant que Luce sera bientôt en manque important et n'ira pas bien loin. La deuxième solution consisterait à le dévisager en silence jusqu'à ce que le blondinet-châtain se lasse. Mais Luce n'est pas sûr de pouvoir se permettre de ne pas répondre. L'autre n'a pas dit qu'il ne le dénoncerait pas. Il n'a pas dit qu'il le ferait, certes, mais Luce n'avait aucune certitude. La troisième solution serait de l'effrayer, voire de le blesser par magie. Mais le brun se refuse à employer ses pouvoirs. Surtout pour ce genre de trucs. Ne reste alors qu'une solution. Il le dévisage, visage crispé, dur, cherchant à savoir si il fait bien, avant de lâcher à contre-cœur :

"Héro'. Entre autre."

La confirmation n'est pas utile, vu que Bouclettes avait compris. En revanche, elle permet au jeune drogué de montrer sa bonne foi. Enfin, bonne foi qui n'existe pas, mais au moins il a l'air à peu près honnête. Si Luce exerçait suffisamment de contrôle sur lui-même, il aurait conservé son air terrifié -qui n'était pas un mensonge étant donné qu'il était réellement flippé- pour apitoyer le jeune homme qui lui faisait face. Mais sa confession lui a déjà été assez difficile, il ne peut pas faire plus. Il serait incapable de cacher sa colère.
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MessageSujet: Re: Somebody mixed my medicine (luciel) Mer 19 Aoû - 13:15

Gabriel voit la colère danser dans les prunelles de son vis-à-vis. Une rage froide, sourde, haineuse, comme s'il s'apprêtait à l'insulter, comme s'il s'apprêtait à lui cracher à la gueule. Ça fait bizarre de voir autant de rancoeur dans les yeux de quelqu'un. Le Chasseur n'a plus l'habitude. La dernière fois c'était dans les yeux de sa cousine et il avait compris que c'était parfaitement justifié. Là il ne comprend pas tout à fait. Il ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de mal, il ne pense pas avoir dit quelque chose qui pourrait justifier toute cette haine soudaine. Et c'est un visage aux traits durs et froids qui articule ces quelques mots.
"Héro'. Entre autre."
Héroïne. Il ne sait plus si c'était à ça que sa sœur tournait. Il ne sait plus si elle se piquait. Il ne sait même pas si il l'a sur un jour. Il retire sa main du torse du jeune homme. Il ne s'éloigne pas réellement. Mais il sent bien que la respiration de son interlocuteur s'est faite visiblement plus difficile, peut-être même douloureuse. La crise de manque ou de panique, en pleine foule, ce ne serait pas une très bonne idée. Et il n'aime toujours pas ce qu'il est en train de faire. Il sait que ce n'est pas aider le gamin. Il se sent déjà coupable de ce qu'il est en train de faire. Mais c'est ce qui lui a dit sa sœur une fois. On ne peut pas sauver quelqu'un qui ne veut pas l'être. Ça ne fera replonger cette personne que plus vite et plus fort.
« A combien est la dose ? »
Il se sent mal de poser cette question. Il se sent mal de fouiller dans ce porte-monnaie. Ce n'est pas qu'il a pitié du gosse. Non. Ce n'est pas tout à fait ça. Mais.... C'est un gamin de seize ans qui est obligé de voler pour survivre à ses besoins chimiques ! Pour résister à l'illusion du manque, pour la calmer et l'enterrer jusqu'à ce qu'elle revienne. Il ne peut pas sauver tout le monde. Il l'a bien compris depuis qu'il a vu les tripes de son oncle se faire dévorer. On ne peut jamais sauver tout le monde. Il n'est pas un héros. Mais il ne pensait pas non plus faire partie de ces salauds qui aidaient des jeunes à peine pubères à se droguer. Alors il soupire et il sort un billet de cinquante dollars qu'il met dans la main du jeune homme. Il ne dit rien et se contente de le regarder, attendant sa réaction. Il a du mal à voir le même gamin. Il ne peut pas s'empêcher de voir les yeux bleus de sa sœur, et ses cheveux blonds bouclés. Et si c'était elle à sa place, est-ce qu'il aurait fait la même chose ? On ne peuit pas sauver quelqu'un qui ne veut pas être sauvé, hein ? Est-ce que c'était un aveu ? Gab' n'en sait rien. Est-ce qu'il ferait la même chose si c'était sa sœur ? Ouais, probablement. Il tente de se déculpabiliser. Que ce soit lui qui donne le fric ou que ce soit le gamin qui le lui prenne dans la poche, il n'y a pas tant de différence que ça. Et puis ce n'est pas comme s'il lui donnait la dose, la seringue et le garrot. Avec cinquante dollars, le gosse pourrait tout aussi bien s'acheter à bouffer et faire quelque chose de moins égoïste. Même si le blond en doute fortement.
« Ne fais pas quelque chose de trop égoïste. On est jamais vraiment seul. »
Non. Ne va pas essayer de te tuer avec ça, vérifie que la came est bonne et pas trop puissante, ne va pas te faire une OD dans une ruelle sombre, ou chez toi, seul comme un con. Tu es déjà assez égoïste pour te droguer, n'en rajoute pas avec un suicide ou une tentative. Ne le rends pas plus coupable qu'il ne se sent déjà. Il sait qu'il va devoir parler à sa sœur après ça. Il sait que... Bon sang, ce n'est pas normal ce qu'il vient de faire. Son père désapprouverait certainement. Mais a-t-il réellement déjà fait quelque chose que son père approuverait ? Non. Il ne le pense pas. Pas dans sa vie personnelle tout du moins. Alors, oui, il est un bon chasseur. Mais tout le reste n'est qu'une suite de déceptions aux yeux de son paternel. Alors, un peu plus un peu moins... Il observe de nouveau le jeune homme avec moins d'intensité mais pas moins d'imagination. Il ne sait pas comment cela se fait, mais il trouve ce corps de toxico, ce corps ravagé par la drogue beau. Beau à sa manière, par les courbes creuses qu'il forme, par la posture qu'il donne au jeune homme. La peau pâle, presque translucide sur le corps squelettique lui donne envie d'embrasser chaque os saillant, en remontant vers ces lèvres ternies par les désastres de ce qu'il peut s'envoyer. Puis le regarder dormir, le regarder prendre des forces. Il veut le sauver, il veut le rendre plus beau encore qu'il ne l'est déjà. Il veut le sublimer. C'en est assez. Il a déjà fantasmé sur des hommes, là n'est pas le souci. Mais ils avaient été au moins présenté. Ça en est malsain. Et ce ne sont que des prémices malheureusement.
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MessageSujet: Re: Somebody mixed my medicine (luciel) Jeu 20 Aoû - 0:38

Il le lâche. Il est toujours près de lui, mais il le lâche. C'est mieux. Luce a toujours eu en horreur la pensée de ne pas être libre de ses mouvements si il ne l'avait pas décidé, alors se faire plaquer contre un mur agressivement -bon d'accord c'était peut-être mérité-, il n'aimait pas. Il avait l'impression d'étouffer, la même impression qu'en plein milieu d'une foule, mais en plus faible. Alors que l'autre l'aie lâché lui permettait de respirer plus normalement.

"A combien est la dose ?"

... Hein ? La colère de Luce s'évanouit, tant dans son esprit que sur son visage, totalement dissoute par la surprise. Ça, c'était pas franchement le genre de questions auxquelles il s'attendait. À la limite « comment t'en es venu à ça ? » aurait été une question logique. Mais là, il ne comprend pas trop le pourquoi de la question. Son coté méfiant -voir paranoïaque- prend légèrement le dessus. Il considéra le mec avec suspicion. Il voulait s'acheter une dose et comptait se servir de lui pour ça, en récoltant des informations sur les tarifs et les dealers les plus réglos  ? … Non c'était complètement con comme idée. Il n'avait pas franchement l'air de quelqu'un qui se droguait, même occasionnellement. Et puis le « un camé » qu'il venait à peine de prononcer n'était pas à proprement parler tendre, affectueux et compréhensif. Bien au contraire. Il n'irait pas jusqu'à dire haineux ou méprisant, mais bon, pas joyeux quoi. Il a ptet eu une histoire avec la drogue plus jeune. Ou alors ça touche quelqu'un qu'il connaît, ce qui expliquerait qu'il puisse reconnaître un drogué quand il en voit un . Il en est à peu près là de sa réflexion quand l'autre sort un billet de son porte-feuille et le lui fourre dans la main. ... Hein ? D'accord c'est officiel, il a changé de monde. Où est passée la putain de logique, sérieusement ? Surtout que c'est pas un petit billet. 50 dollars quoi ! Bon déjà, qui se trimbale avec autant de fric sur lui ? Quoique ça, il s'en fichait un peu vous me direz, même si ça l'intriguait pas mal -j'ai bien conscience que cette formulation est limite paradoxale mais c'est la plus proche de la vérité-. Mais la question qui lui trottait principalement dans la tête était : pourquoi est-ce que ce type me donne son fric comme ça ? Il n'a aucune raison de le faire. Strictement aucune. Le jeune homme a essayé de le voler, a avoué qu'il se droguait, et l'autre lui filait son fric ? Ça n'avait aucun putain de sens.

"Ne fais pas quelque chose de trop égoïste. On est jamais vraiment seul."

Sourire amer. Ça par contre, t'en sais rien. Tu crois que je me serais drogué si elle était encore là ? Il se passe une main dans les cheveux -maintenant qu'il peut le faire-, toujours un peu nerveux. Et toujours aussi paumé. L'autre l'avait-il pris en pitié pour le payer comme ça ? Luce détestait qu'on le prenne pitié comme si il était un pauvre petit machin faible qui méritait de la compassion. Si il volait et qu'il ne faisait pas la manche, c'était bien pour s'éviter les regards mi-attendris mi-dégoûtés mi-interrogateurs -oui ça fait trois moitiés mais vous avez compris- Mais il savait aussi qu'il serait bientôt en manque et qu'il ne pouvait même pas refuser ce fric comme ça, sinon il allait devoir souffrir du sevrage. Tiens, un troisième inconvénient à la drogue. Le sevrage vient rapidement et il est juste insurmontable. Pour Luce, du moins. Il dévisage son aîné -aucune doute qu'il le soit. Enfin, pas d'offenses, mais le mec faisait au moins la vingtaine-, une immense incompréhension teintée de curiosité sur le visage.

"Je … j'te dirais bien merci mais … Ouais, si. Merci."

Il se mordille la lèvre un très bref instant, hésitant à continuer. Il voulait comprendre, mais n'était pas complètement sûr de vouloir savoir. Enfin, bien sûr qu'il voulait savoir. Le seul truc qui le gênait était que l'autre n'avait peut-être pas envie d'être questionné. Et que c'était pas franchement cool de faire chier le type qui vient de te filer autant d'argent.

"Juste … pourquoi tu fais ça ?"

Bon ben voilà, la question était posée. On ne pouvait pas franchement dire qu'il avait réfléchi outre mesure en le demandant, mais tant pis. Il ne demandait pas un énorme pavé argumenté lui expliquant pas A + B le pourquoi du comment de la chose. Juste savoir si il faisait ça pour faire pénitence d'une mauvaise action, ou si le gamin qu'il voyait en Lucifer lui avait fait pitié.
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MessageSujet: Re: Somebody mixed my medicine (luciel) Sam 22 Aoû - 11:05

Le jeune homme tatoué a une question dans les yeux. Une question tout à fait légitime, mais à laquelle Gab' est incapable de répondre. Il ne sait pas lui même pourquoi il a fait ça. Il ne comprend pas. Ce n'est pas son genre de vouloir jouer les héros, ou les vilains. En temps normal, il aurait plaqué le garçon, lui aurait posé quelques questions, se serait contenté de vérifier si son portefeuille était toujours en place avant de s'éloigner sans rien dire d'autre. Sans balancer le gamin, mais sans lui filer cinquante dollars. Alors pourquoi avait-il fait ça ? La seule chose dont il était sûr, c'est que ce n'était pas une question de pitié. Il n'était pas du genre à s'apitoyer, c'était vraiment très rare. Les fantasmes qu'il avait eu d'eux deux étaient, certes, très perturbants mais n'avaient rien à faire là-dedans. Alors, quoi ? Qu'est-ce qui l'avait poussé à agir comme ça ? Peut-être pour éviter au gamin d'avoir à faire le trottoir ? Certainement. Mais il ne pouvait pas dire ça. Il ne voulait pas que son vis-à-vis le prenne mal et aie une réaction violente, même si Gabriel savait qu'il pourrait le maîtriser. Alors il fallait trouver une autre solution. Parce que si c'était une histoire de projection de Cass à la place du garçon, il aurait essayé de le sauver malgré tout. Parce que Cass est sa sœur, parce qu'il s'en veut qu'elle ait plongé là dedans, à ce point là.
« T'es bientôt en manque et ça serait con que tu te fasses enfermer tout ça parce que t'avais pas assez de fric pour te payer ta dose à temps. Et puis, c'est pas mes affaires. Si tu ne veux pas arrêter, alors tu fais comme tu veux. C'est pas de ta faute si tu es tombé sur un mec qui a des sens aux aguets en permanence. Mais ne recommence pas sur moi. »
Son air est toujours un peu menaçant, même s'il n'a plus ses sourcils froncés pour le faire passer pour un méchant qui aurait pu le traîner au poste s'il l'avait voulu. Ce n'était pas une tête qu'il avait l'habitude de prendre. Soit il avait sa mine sérieuse et consciencieuse, de mec qui prend bien garde à remettre la pièce à son exact emplacement dans le moteur, soit ses yeux de chiot battu. Et avec ses bouclettes ça marchait à chaque fois et on le trouvait au moins mignon. Et puis, parfois, avec sa logeuse, il utilisait la tête de victime mon-papa-m'a-battu-et-m'a-enfermé-dans-un-frigo-la-moitié-de-mon-enfance. C'était assez drôle de voir la réaction des gens et d'écouter les questions qu'ils posaient ensuite. Il n'y avait rien de mieux pour le faire marrer tout seul dans son coin en se disant que, franchement, il n'aurait pas dû faire mécanicien mais acteur de théâtre, et que ça lui aurait peut-être même rapporté un peu plus. Gabriel passa une main dans ses cheveux blonds en fixant le jeune homme, se plongeant dans son délicieux regard bleu foncé. De nouveaux fantasmes l'assaillirent de toutes parts et il eût même du mal à les distinguer les uns des autres. Il secoua la tête, comme si ça allait aider à les chasser de son esprit et soupira. Il fallait qu'il s'éloigne, ça commençait à devenir malsain dans sa tête. Franchement. Depuis quand on commençait à éprouver des choses comme ça pour un inconnu ? Un pickpocket ! Un drogué ! Et surtout, surtout, un mineur ! Parce que ce n'est pas parce que le Chasseur a fait un coming-out assez violent, pour choquer son père, qu'il n'a pas de valeurs et de morale sur ses conquêtes et sa vie amoureuse. Pas de mineurs dans une relation charnelle. Bon, peut-être qu'une fois ou deux, il a dû se laisser berner. Mais là ça se voit que le gamin n'a pas plus de seize ans, malgré ses nombreux tatouages. Il n'en ferait pas dix-huit. Alors, non. Hors de question.
Et puis s'il s'intéressait vraiment à lui ce serait pour le physique et pas pour autre chose. On ne parle pas d'un coup de foudre, de l'amour au premier regard. Gabriel aime bien les comédies romantiques, mais dans la vraie vie, il ne croit pas à toutes ces conneries. Pour lui, c'est beau et bien dans les films, parce que ça fait pleurer les jeunes ados en mal d'amour -et lui aussi, parfois, un peu, mais c'est un secret et personne ne doit le savoir-. Alors tomber amoureux d'un mec qui tente de lui voler son portefeuille pour s'acheter une dose d'héro' ? Non, merci, très peu pour lui. Et puis de toute façon, ce ne serait pas possible. Enfin, il n'en savait rien, si le garçon aimait les filles, les garçons, les deux ou même les plantes vertes ! Et le Chasseur ne tombait pas amoureux. C'était quelque chose qu'il avait remarqué. Oh, bien sûr, il y avait de l'attirance. Il y avait du désir. Mais il n'y avait pas d'amour, vrai et véritable. L'amour qui vous donne des picotements au cœur, qui vous donne l'impression de déchirer vos poumons de l'intérieur. Peut-être que c'était pour contrebalancer avec sa sœur qui tombe très facilement amoureuse ? Certainement. Gabriel hoche la tête en guise d'au revoir et s'éloigne, main dans les poches, prêt à avoir une discussion sérieuse avec sa sœur dès qu'il rentrerait.
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MessageSujet: Re: Somebody mixed my medicine (luciel) Sam 22 Aoû - 23:39

Le mec n'a pas l'air sûr de lui, il hésite presque. Mon gars, si tu sais pas pourquoi tu fais des trucs, t'as un grave problème. C'est pas hyper normal de filer cinquante balles à un mec sans savoir pourquoi. Enfin j'me plains pas, mais c'est con pour ta gueule quoi. Luce le scrute. Il ne lui a rien demandé en échange, il va peut-être le faire ? Ça rassurerait presque Luce en fait. Bien sûr, il refuserait probablement parce que ça ne pourrait qu'être quelque chose de louche -cinquante dollars les mecs, pas dix-, mais ça le rassurerait. Ou au moins ça lui donnerait l'impression qu'il est dans un monde normal, parce que vraiment, tant de générosité non justifiée le mettait extrêmement mal à l'aise. L'autre ouvrit la bouche et Lucifer se prépara mentalement à écouter -et refuser- ses conditions.

"T'es bientôt en manque et ça serait con que tu te fasses enfermer tout ça parce que t'avais pas assez de fric pour te payer ta dose à temps. Et puis, c'est pas mes affaires. Si tu ne veux pas arrêter, alors tu fais comme tu veux. C'est pas de ta faute si tu es tombé sur un mec qui a des sens aux aguets en permanence. Mais ne recommence pas sur moi."

Ah ben non tiens. Pas de contreparties. Pas de chantage. Juste une peudo justification. L'avertissement proféré d'un air sévère -c'est ça mec, continue dans ton trip de vilain loup solitaire. Je flippe à mort, ça doit se voir sur mon visage.- ferait presque se sentir insulté le jeune homme. Comme si il avait une tête à s'attaquer stupidement deux fois à la même cible. Ce serait dommage d'être reconnu -il se doutait que se faire bousculer deux fois par un jeune tatoué et voir son portefeuille s'alléger deux fois ferait sans aucun doute tilt dans la tête de ses victimes-, et ensuite Luce ne retoucherait pas à ce mec. C'était évident qu'il n'allait pas lui faire la charité chaque fois qu'il avait besoin d'une dose, l'élémentaliste n'était pas complètement crétin, merci, et il ne tenait pas spécialement à se refaire plaquer contre un mur par lui encore une fois. Pour en revenir aux explications … Ça ne répond à la question. Ce qu'il avait dit ressemblait juste à une esquive. D'accord, oui, ce serait con pour Luce de se faire gauler juste parce qu'il est en manque, ce serait même affreusement con parce que ça voulait probablement dire retour dans son pays natal. Ce serait nul, débile, ballot, mille fois tout ça. Mais pour lui. Ça ne regardait pas le jeune homme qui lui faisait face, parce qu'il ne pouvait même pas se douter de ce que ça signifiait pour lui se faire arrêter. Et ce serait le cas qu'il n'aurait quand même pas de raisons de l'aider parce qu'ils ne se connaissent pas et qu'il n'a pas l'air d'être un mec atteint d'un syndrome du héros lui ordonnant de sauver le monde entier -contrairement à un mec à la mâchoire de travers de ma connaissance-. Enfin en admettant que sauver le monde entier implique de filer du fric à un camé pour lui éviter de retourner chez des gens qu'il déteste et qui veulent probablement toujours l'exorciser, mais on ne peut pas dire que ce soit hyper courant comme cas de figure. Le gars hoche la tête et fait mine de partir, visiblement satisfait de ses explications nulles. Ça ne suffit pas au tatoué, mais il trouve que ce serait plutôt malpoli de retenir le mec et d'insister comme un gros lourd alors qu'il vient de lui permettre d'être tranquille niveau drogue au moins pour aujourd'hui. Il passe de nouveau une main dans ses cheveux -visiblement ce geste était devenu un tic- et fait quelque chose d'absolument spontané et illogique.

"Hé ! Mon nom c'est Lucifer, sinon !"

C'est complètement débile d'avoir fait ça, il en a bien conscience. Il vient de hurler son prénom à un mec qu'il ne connaît pas, qui l'a plaqué au mur après qu'il ait tenté de le voler, puis qui lui a filé le fric qu'il avait tenté de prendre. Cette situation on ne peut plus bizarre aurait pu, avant, le faire éclater de rire. Il sourit juste d'un tout petit sourire en coin léger avant de disparaître entre les gens. En espérant qu'aucune future victime ne se trouve dans cette masse, ou qu'aucune ne l'a entendu hurler son prénom et ne l'a regardé. Il slalome entre les gens pour aller chercher sa dose en songeant que ce mec aux bouclettes aura permis ça. Sans forcément le souhaiter, mais qu'importe.
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